D’ici à 2023, des marchandises et voyageurs pourraient traverser la France à bord de trains sans conducteurs. La SNCF, qui conduit depuis 2018 un programme de développement de train autonome, a validé un test en conditions réelles et virtuelles, réalisés du 24 au 28 janvier 2022. Le premier essai de ce programme avait été réalisé en octobre 2020 sur une locomotive électrique Prima BB 27000.
Vérifier les capacités de détection du train autonome
Les tests réalisés entre Longwy et Longuyon (en Meurthe-et-Moselle) avaient pour objectif de vérifier la capacité des trains autonomes à "lire" et interpréter les panneaux de signalisation, implantés sur les côtés de la voie. En réalité, le train était en condition « semi-autonome » puisqu’un conducteur supervisait l’opération en cas d’incident.
«Les feux de circulation ferroviaire sont beaucoup plus complexes que les feux automobiles, explique Samuel Boucher, chef de projet Train de fret autonome. Sur un même châssis, il peut y avoir jusqu’à six feux. Il était compliqué aussi de systématiser l’analyse du signal, lorsque les châssis sont de hauteurs ou formes différentes.»

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Un train autonome d’abord testé virtuellement
Pour tester la détection des panneaux, la SNCF s’est également appuyée sur sa plateforme de simulation «train de fret autonome » à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), opérationnelle depuis octobre 2021. Cette plateforme réunit les membres du consortium monté par la SNCF pour développer le train autonome, comprenant Alstom, Capgemini, Apsys, Railenium et le japonais Hitachi.
A l’intérieur de deux pièces abritant des serveurs d’un côté et les équipes de développement de l’autre, des tests ont été menés tous les jours d’octobre à décembre 2021. La SNCF affirme que ces tests virtuels «ont permis de débugger une grande partie des technologies intégrées sur le train ». Par la suite, l'immersion virtuelle doit permettre de tester différentes configurations : avec wagons, train court ou train long, si le train est en retard ou en avance… Les tests en conditions réelles auraient « coûté beaucoup plus cher », ajoute l'entreprise ferroviaire.
Il est prévu que la SNCF dévoile un prototype de train de fret autonome en 2023 et propose des trajets pour le fret et les voyageurs à partir de mi-2023. De l’autre côté de la planète, la Chine a déjà pris de l’avance. Le pays a inauguré en janvier 2020 une ligne ferroviaire entièrement autonome présentée comme la plus rapide du monde reliant Pékin à Zhangjiakou dans le nord de la Chine.



