Succès pour les serveurs sous-marins

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Après deux ans d’immersion au large de l'Écosse, Natick, le datacenter de Microsoft, a bien résisté à ses épreuves marines. © Jonathan Banks

Entre changement climatique et numérisation du monde, refroidir les processeurs qui composent les centres de données est un casse-tête pressant. Si l’on en croit les annonces de Microsoft, une solution originale pourrait émerger et faciliter la tâche.

Au cours de l’été, le géant du numérique a retiré des eaux de l’archipel des Orcades (Écosse) Natick, un centre de données tubulaire de 12 mètres construit par le français Naval Group et immergé il y a… deux ans. Résultat ? Si l’on excepte quelques algues et coquillage sur sa coque, le datacenter submersible a bien résisté à ses épreuves marines. Mieux : au-delà des gains d’efficacité énergétique permis par l’eau de mer, qui ne sont pas chiffrés, ses serveurs se sont avérés très fiables. Selon Microsoft, ces derniers seraient tombés en panne jusqu’à huit fois moins que leurs équivalents sur terre. Une performance qui pourrait s’expliquer par l’absence de chocs dus à la circulation humaine ainsi que par l’atmosphère d’azote injectée dans le conteneur, bien moins corrosive que l’oxygène...

Des leçons qui pourraient aussi donner des enseignements pour les datacenters existants. Car toutes les données ne seront pas stockées sous l’eau. La solution est ingénieuse et peut permettre de localiser des centres de données de petite taille près des côtes, au plus près des utilisateurs, mais doit encore passer à l’échelle. En concurrence avec d’autres technologies de refroidissement, elle devra aussi clarifier ses performances en termes de coûts et d’impacts sur les écosystèmes marins. 

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