France relance ? "Une cathédrale bureaucratique", fustigeait dans nos colonnes Arnaud Montebourg, l’ex-ministre du redressement productif. Le gouvernement se défend d’avoir monté une usine à gaz avec ce plan articulé sur 70 dispositifs. "Nous avons eu énormément de retours sur les premiers appels à projets pour soutenir les industriels de l’aéronautique, de l’automobile et ceux des Territoires d’industrie. Et ce sont aux deux tiers des TPE-PME", affirme une source à Bercy. Reste que l’exécutif a entendu la petite musique que lui remontaient le Medef et la CPME pour tenter de rendre la multitude d’actions plus digestes.
Car rien ne serait pire que des enveloppes non consommées et des entreprises démotivées par la complexité administrative.
Première action : de la médiation. Que ce soit via les Dirrecte (qui ont reçu des renforts) et les CCI, quelque 180 000 entreprises ont été appelées directement pour leur présenter les aides accessibles.
Deuxièmement, le lancement du portail planderelance.gouv.fr, qui réunit l’ensemble des dispositifs, orienté utilisateur. Il est doté de filtres à sélectionner en fonction de la taille de l’entreprise, des problématiques rencontrées et des projets à financer. La sélection renvoie sur le site de l’opérateur concerné. Pour les grands appels à projets des secteurs stratégiques (auto, aéro, agroalimentaire, santé, électronique, intrants critiques, télécom 5G) ou Territoires d’industrie, ils sont accessibles via Bpifrance. Et là aussi un effort a été réalisé. Pas besoin de rédiger moult dossiers de 15 pages s’il y a différents projets ou si un projet peut rentrer dans plusieurs cases. Le principe du "Dites-le nous une fois", est bien appliqué soutient Bercy.



