[Plan de relance] 30 premiers projets de modernisations d'usines financés, 200 candidatures reçues

La ministre déléguée à l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher, a dévoilé les 30 premiers lauréats des Territoires d'industrie en Bourgogne-Franche-Comté, représentant 115 millions d’investissements (dont 20 millions de subventions publiques). Au total, près de 200 projets ont été déposés sur tous le territoire.

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Agnès Pannier Runacher à Neotiss
Le fabricant de tubes Neotiss fait partie des 30 premiers lauréats du fonds d'accélération des investissements, mis en place dans le cadre du plan de relance

Des ouvrières empilent avec précision de longs tubes d’acier cintrés dans d’immenses caisses de bois. Logée au milieu de la metal valley à Venarey-lès-Laumes (Côte-d’Or), l’usine Neotiss fabrique des tubes pour les échangeurs de chaleur, destinés au secteur nucléaire principalement. Elle devrait bientôt se doter d’une nouvelle ligne de production pour se diversifier dans les énergies renouvelables, notamment le solaire à concentration, la géothermie et l’énergie thermique marine.

L’investissement de 600 000 euros va être subventionné par l’Etat dans le cadre des territoires d’industrie. Neotiss fait partie des 30 premiers lauréats du fonds d’accélération des investissements dans les territoires, dévoilés par Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée à l’Industrie et la présidente de la région Bourgogne Franche-Comté Marie-Guite Dufay le 15 octobre. "L’objectif est d’assurer la pérennité du site et de développer la valeur ajoutée", pointe Albert Bruneau, le PDG du groupe.

Plus de succès que prévu

Sélectionnés conjointement par la région Bourgogne Franche-Comté et l’Etat, les 30 dossiers représentent au total 20 millions d’euros de subventions publiques pour 115 millions d’euros d’investissements total.

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Au niveau national, près de 200 projets ont été déjà reçus et sont en cours d’examen depuis le lancement du fonds dans le cadre du plan de relance début septembre. Ils représentent 141 millions d’euros de soutien sur les 150 millions d’euros de l’enveloppe prévue pour 2020. "Nous avons plus de projets que ce que nous aurions pu anticiper dans ce moment particulier", remarque Agnès Pannier-Runacher. Certaines régions, comme l'Ile-de-France, accusent un démarrage plus lent. Le dispositif devrait arriver au bout de son enveloppe d’ici mi-novembre mais Bercy cherche à éviter un coup d’arrêt du dispositif en décembre. Une enveloppe de 400 millions d’euros est déjà prévue pour 2021 et  2022 . 

Des subventions Jusqu'à 800 000 euros par projet

Pour encourager les industriels à accélérer leurs investissements, Bercy a choisi d'opérer selon la règle du "premier arrivé, premier servi" et a porté le soutien jusqu’à 800 000 euros par projet contre 200 000 euros autorisés en temps normal par les règles européennes. Car l'objectif est de relancer au plus vite les investissements, alors que les inquiétudes demeurent. 

C’est ce qui a convaincu Yves Michon, le PDG de Corden pharma, un fabricant de principes actifs à Chenove. "La sélection a été incroyablement rapide. Nous avions ce projet en tête depuis longtemps. Quand l’appel à projet est sorti, nous avons décidé d'accélérer", reconnaît le patron qui va bénéficier du soutien du fonds d’accélération des investissements industriels pour construire un laboratoire de chimie en flux continu pour relocaliser la production de principes actifs en petits lots sur son site. Avec à la clef, la création d’une dizaine d’emplois au cours des 18 prochains mois.

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