On sait désormais imprimer sur des organes en mouvement

Réservé aux abonnés
Image d'illustration de l'article
Douze marqueurs posés sur ce poumon porcin permettent de suivre précisément ses mouvements.

Les techniques de cinéma s’invitent au laboratoire. Des chercheurs de l’université du Minnesota (États-Unis) ont adapté la « motion capture », un procédé d’effets spéciaux numériques, pour imprimer in vitro un capteur mou sur un ­poumon de porc en action. Car les machines de bio-impression ont du mal à s’adapter aux organes vivants. Les déformations des tissus peuvent provoquer des défauts d’impression voire des lésions.

Les scientifiques ont mis au point un procédé qui utilise plusieurs caméras. Comme pour la motion capture, ces dernières ne suivent pas directement les mouvements de l’organe, mais observent le déplacement de marqueurs de suivi, des points de couleur collés sur le visage d’un acteur ou, en l’occurrence, sur le poumon d’un porc. Les caméras détectent chaque déformation et la transmettent à l’imprimante, qui adapte en temps réel son parcours grâce à un algorithme d’apprentissage machine. Ce système a permis de diviser par plus de dix la taille des défauts observés sur les impressions de ce type. Le capteur imprimé s’est parfaitement adapté au poumon porcin, même si sa biocompatibilité reste à améliorer. Le procédé développé peut être utilisé sur d’autres organes, tel un cœur en train de pomper, pour y apposer un capteur. Il pourrait aussi, d’après les chercheurs, s’intégrer dans un système de robotique chirurgicale autonome, et remplacer les chirurgiens dans la pose d’implants.

Newsletter La Quotidienne
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.
Les webinars
Les services L'Usine Nouvelle
Détectez vos opportunités d’affaires
44 - La Baule-Escoublac
Date de réponse 11/05/2026
Trouvez des produits et des fournisseurs