Nike révise sa copie et adapte sa chaussure magique aux standards internationaux

Au cœur d’une polémique depuis qu’elles font tomber les records en cascade, les nouvelles chaussures de running issues de la technologie Vaporfly de Nike sont désormais encadrées par une réglementation édictée par la fédération internationale d’athlétisme. Nike a décidé d’adapter la nouvelle version de sa "Air Zoom Alphafly Next %" lors de son forum annuel mercredi 5 février.

 

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Dernière version de la "Air Zoom Alphafly Next % »
La dernière version de la "Air Zoom Alphafly Next %" devrait être autorisée pour les courses officielles mais ne sera pas commercialisée à temps pour le JO de Tokyo cet été.

A l’occasion du son forum annuel mercredi 5 février, Nike a présenté une nouvelle version de sa " Air Zoom Alphafly Next % ", qui devrait être commercialisée à l’été 2020. Pour rentrer dans les clous des standards internationaux, édictés vendredi 31 janvier par la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), le modèle définitif de Nike ne comptera plus qu’une plaque en fibre de carbone, contre trois auparavant pour le prototype, et une semelle quelque peu rabotée, mais toujours dotée de coussins d’air à l’avant.

Une technologie au cœur de la polémique  

Les chaussures étaient sous le feu des critiques depuis le record du kenyan Eliud Kipchoge. Le 12 octobre dernier, il était passé en dessous de la barre symbolique des 2 heures, prototype au pied, lors du marathon de Vienne. Une performance non homologuée mais qui avait offert à l’équipementier un coup de com magistral, suivi d’un succès commercial chez les coureurs amateurs et professionnels, qui postaient régulièrement des photos sur les réseaux sociaux relatant des records personnels améliorés.

Accusées par certains de participer d’une forme de dopage technologique, les chaussures avaient également obligé la fédération internationale d’athlétisme (IAAF) à statuer sur cette technologie. Vendredi 31 janvier, après avoir réuni un comité d’experts devant trancher sur l'avenir de ces chaussures magiques, l'IAAF émettait une série de règles concernant les chaussures de running avant les JO de Tokyo (24 juillet au 9 août). Les chaussures autorisées devaient être disponibles dans le commerce depuis au moins quatre mois à compter du 30 avril, et devait comporter au maximum une plaque de carbone dans une semelle ne dépassant pas les 4 cm.La fédération se réservait le droit de contrôler toutes nouvelles technologies entrant sur le marché et demander de vérifier les chaussures des coureurs à l'issue des courses.   

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Des chaussures qui permettent un gain de vitesse entre 4 et 5%

Selon une étude statistique du "New York Times", les "Zoom Vaporfly Next%"permettent aux coureurs un gain en vitesse de 4 à 5 % par rapport aux autres concurrents. 

Si elles seront commercialisées trop tard pour être alignées au départ des courses cet été à Tokyo, les coureurs pourront se consoler en utilisant une version plus ancienne de la "Vaporfly NEXT%" (commercialisées depuis 2017), avec lesquelles Brigid Kosgei a battu le record du monde le 13 octobre 2019 au marathon de Chicago.       

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