Rebelote pour Duralex. Le Tribunal de commerce d'Orléans a prononcé le 24 avril la mise en redressement judiciaire du verrier français, moins de quatre ans après une procédure identique. Un mandataire judiciaire et deux administrateurs judiciaires ont été désignés – Hélène Bourbouloux et François Mercier – pour une période d'observation de six mois. Une nouvelle audience a été fixée au 5 juin. Le tribunal espère entretemps trouver un repreneur.
L'Etat prêt à accompagner une reprise
«Durant cette période, l'activité se poursuit comme à l’accoutumée» dans l'usine historique de l'entreprise, qui emploie 230 personnes à la Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret), a-t-elle indiqué dans un communiqué. «La période d'observation a pour objectif de trouver un repreneur pour New Duralex International visant ainsi à obtenir la meilleure solution possible», a réagi l'entreprise dans un communiqué.
«Tous les acteurs s'organisent, à la fois au niveau local et national, dans la recherche d'un repreneur», a assuré de son côté le ministère délégué à l'Industrie et l'Energie. Assurant que «si une offre de reprise solide émerge, l'Etat sera prêt à l'accompagner.».
Dans un communiqué publié le 17 avril, alors que l'entreprise demandait sa mise en redressement, la préfecture du Loiret indiquait que «dès la nomination d'un administrateur judiciaire par le Tribunal de commerce d'Orléans, une réunion des partenaires sera organisée pour faire un point de la situation et examiner toutes les pistes envisageables pour rechercher une solution». Cela ne devrait plus tarder.

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Guerre en Ukraine et droits à polluer
L'entreprise, qui a réalisé près de 30 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2022, avait subi de plein fouet la flambée des coûts de l'énergie provoquée par la guerre en Ukraine et les sanctions contre la Russie. Après cinq mois de mise en veille de ses fours, un prêt de 15 millions d'euros de l'Etat lui avait offert un sursis et permis de relancer la production en avril 2023.
Entretemps, l'inflation, la baisse de la consommation et la concurrence ont fait leur effet. «Malgré les efforts opérationnels et les investissements continus, les pertes n'ont pu être endiguées», regrette l'entreprise dans son communiqué. A cela s'ajoute un jugement du tribunal administratif d'Orléans, rendu mi-mars, contraignant New Duralex International à payer pour «les droits à polluer de l'ancien propriétaire de Duralex», considérant qu'elle était «redevable des quotas dus par l'ancien exploitant», rappelle NDI. Une décision judiciaire contre laquelle l'entreprise a assuré vouloir faire appel.



