Parmi les conséquences insoupçonnées de la pandémie de coronavirus, figure la baisse de la demande en coton. Entre les mois de mars et d’avril 2020, la consommation mondiale a reculé de 6,4 %, la plus importante variation mensuelle enregistrée par le département américain de l’Agriculture (USDA). A la fin de la campagne, elle atteindrait son plus bas niveau en l’espace de six ans. Les exportations mondiales ont chuté de 6,8 % entre mars et avril, et les importations de 6,6 %. Entre le 16 janvier et le 15 avril, les cours du coton sur ICE, à New York, ont dégringolé de 26,1 % pour échéance à trois mois.
Entre le début de la crise et la fin du mois de mars, le volume de coton filé a chuté de plus de 90%. "L’ampleur et la durée des fermetures de filatures en Chine, où le Covid-19 est arrivé plus tôt, fournit une base pour extrapoler les impacts dans d'autres grands pays producteurs de coton comme l'Inde, le Bangladesh ou le Vietnam, car les perturbations de la chaîne d'approvisionnement suivent la propagation du virus", estime l’USDA. La Chine, l’Inde et le Pakistan sont quant à eux les plus importants consommateurs de coton. A la fin de la campagne 2019-2020, les stocks augmenteraient de 13,7 %.
Le confinement nuit aux achats de vêtements
Les mesures généralisées de confinement à travers le monde entravent non seulement la bonne marche des usines, mais aussi du commerce. La population limitant ses activités en-dehors de leur domicile et/ou étant soumise à des restrictions de sortie, les ventes de vêtements et de textiles sont au ralenti. De nombreux pays ont choisi de faire fermer les commerces "non-essentiels", parmi lesquels les magasins de vêtements.

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Autre conséquence, l’impact sur le niveau de vie. "Le chômage aux États-Unis augmente à un taux sans précédent, laissant moins de revenus consacrés aux articles discrétionnaires tels que les vêtements", rappelle l’USDA.
A la fin de la campagne 2019-2020, la production mondiale progresserait de 3,6 %, à 26,4 millions de tonnes.



