Cette fois, c’est la bonne ? Ce mardi 25 février au Salon de l’agriculture, le ministre de l'Industrie Marc Ferracci doit annoncer, en compagnie de son homologue à l’Agriculture Annie Genevard, le lancement d’un fonds de soutien de 500 millions d’euros à destination de l’agroalimentaire national.
Une communication aux airs de déjà-vu ? Pour cause : elle avait faite, il y a quelques gouvernements de cela, lors de l'édition 2023 du Salon de l’agriculture. A l'époque, la promesse de l’Etat de soutenir ce fonds à hauteur de 200 millions d’euros, n’a pas été honorée.
Pas encore de partenaire privé
L’entourage de Marc Ferracci assure que le gouvernement tiendra bel et bien son engagement cette fois-ci – les crédits dédiés à ce fonds ayant été intégrés au budget de l’Etat. Bpifrance devrait lancer un véhicule d’investissement dans les prochaines semaines pour matérialiser le projet. Reste encore à trouver des partenaires privés, qui doivent participer au fonds à hauteur de 300 millions d’euros. Une gageure.
Si la bonne délivrance des fonds devra être surveillée, les constats qui président cette initiative sont toujours d’actualité : le fonds vise à consolider un secteur qui fourmille d’acteurs de petite taille. Son but est donc d’abord d’aider des PME à accéder à l’étage supérieur et se muer en ETI.
Le retard en matière de robotisation du secteur était une priorité identifiée par le gouvernement Attal, lors de la première annonce du fonds début 2023. Les subventions pourront en sus être fléchées vers des plus grandes entreprises si elles proposent des programmes de transition ambitieux, indique-t-on dans l’entourage de Marc Ferracci en amont de l’annonce.



