Le breton Lumibird croît à la vitesse de la lumière

[75 champions français de l'export] Tout l'été, L'Usine Nouvelle présente des PME et ETI françaises qui brillent à l'international. La pépite Lumibird réalise 80% de son chiffre d'affaires à l'étranger.

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À Lannion, le groupe est incontournable dans les lasers pour la recherche, le spatial, la défense et le médical.

À l’origine de Lumibird, il y a un homme discret : Marc Le Flohic, toujours président du groupe qu’il a créé il y a cinquante ans, à Lannion (Côtes-d’Armor) sous le nom de Keopsys. Cet ingénieur formé à l’École nationale supérieure des sciences appliquées et de technologie (Enssat) de Lannion, s’est rapidement lancé dans la création d’une société de lasers optiques innovants devenue l’un des plus importants spécialistes mondiaux de cette technologie.

«Pour réussir dans ce domaine, confie Marc Le Flohic, j’ai vite compris qu’il fallait en permanence engager des sommes importantes dans la R&D.» Le groupe y consacre 10% de son chiffre d’affaires. Il est maintenant un acteur incontournable dans les lasers à usage scientifique (laboratoires de recherche, universités) et ceux destinés à l’industrie du spatial et de la défense. Le troisième secteur clé est celui du médical, dans le cadre de l’ophtalmologie et du diagnostic échographique.

Marc Le Flohic a su très progressivement internationaliser ses activités. «À ce jour, poursuit-il, 80% de nos contrats de vente s’effectuent à l’étranger.» Son groupe a d’abord posé le pied aux États-Unis, puis s’est développé par le biais de croissances externes grâce notamment à l’intégration de la société Quantel. «Ce rachat en 2017 s’est traduit par la création du groupe Lumibird, fort désormais de huit usines. Trois sont situées en France, les autres réparties entre l’Italie, la Suède, la Slovénie et l’Australie. S’y ajoute une structure commerciale au Japon.» Ces rachats ont été effectués pour «atteindre une taille critique suffisante de portée internationale».

Après «quelques freins rencontrés fin 2023, la montée en charge de nouveaux contrats de défense nous laisse espérer une croissance d’au moins 8 % en 2024», poursuit le dirigeant. Il fait état de commandes supplémentaires en lasers de défense, dans le cadre des conflits militaires actuels entre la Russie et l’Ukraine. Pour accompagner son développement, Marc Le Flohic a opté pour la Bourse puisque Lumibird est désormais coté à l’Euronext Paris. «Mais je reste actionnaire majoritaire à plus de 50% », tient-il à préciser. Le large spectre de ses activités facilite le croisement de ses innovations avec «par exemple, les progrès dans les lasers médicaux qui s’adaptent à nos développements dans la défense».

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Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3732-3733 - Juillet-Août 2024

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