La CFDT tend la main au gouvernement sur le financement des retraites

Le dialogue était gelé entre le gouvernement et les syndicats concernant la réforme des retraites. Dimanche 5 janvier, la CFDT a réaffirmé son opposition à l'âge pivot. Le syndicat a toutefois manifesté son ouverture concernant le financement des pensions.

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Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, maintient son opposition à l'âge pivot.

Le gouvernement et les syndicats vont-ils trouver un premier compromis sur le projet de réforme des retraites ? Dimanche 5 janvier, plus d’un mois après le début des grèves, la CFDT a proposé d’organiser “une conférence de financement” du système des retraites. Une idée plutôt bien accueillie par le gouvernement, même si l’épineuse question de l’âge pivot reste sur la table.

Le gouvernement d’accord pour une conférence mais...

“Nous convoquons une conférence de financement des retraites qui, jusqu’à fin juillet, travaille à des propositions sur l’équilibre du régime à moyen et long terme”, a déclaré Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, au micro de France 2. Le syndicat, opposé à toute mesure budgétaire, s’est positionné pour un régime universel de retraites par points comme celui proposé par le gouvernement.

Le ministre de l’Économie et des Finances a accepté la main tendue. "Tout ce qui nous permet de sortir du face-à-face, du conflit [...] tout est bon", a déclaré Bruno Le Maire sur France Inter alors que les ministres effectuent leur rentrée lundi 6 janvier. "Mais ne préjugeons pas à l'avance des résultats de cette conférence", a nuancé le ministre.

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La CFDT ferme sur l’âge pivot

Laurent Berger n’a toutefois rien cédé concernant l’âge pivot. “Il faut retirer cet âge pivot du projet, a-t-il réaffirmé. C'est une mesure qui est d'abord injuste car cela va faire payer plus ceux qui ont commencer à travailler jeune, au bénéfice de ceux qui ont commencé à travailler plus tard."

La CFDT refuse de revenir à la table des négociations sans retrait de cette mesure. Lundi 6 janvier, Bruno Le Maire a continué de défendre un âge d’équilibre à 64 ans, avant lequel il ne sera pas possible pour les salariés de bénéficier d’une retraite à taux plein. “Une bonne solution”, selon le ministre de l’Économie.

De son côté, le Medef ne s’est pas montré fermement opposé à un compromis sur l’âge pivot. "On n'est pas arc-bouté sur l'âge pivot”, a déclaré Geoffroy Roux de Bézieux sur BFM Business, lundi 6 janvier, en évoquant une meilleure prise en compte de la pénibilité. “La mesure d'âge, même si on peut peut-être l'améliorer, c'est la seule manière intelligente de financer le régime”, a toutefois jugé le patron du Medef.

Reprise des discussions

Mardi 7 janvier, le gouvernement doit reprendre les discussions avec les syndicats, pour aborder notamment les questions de pénibilité. "Jamais le compromis ne m'a semblé aussi proche", veut rassurer Bruno Le Maire.

Deux nouvelles manifestations restent prévues jeudi 9 janvier et samedi 11 janvier dans tout le pays. Prévue la semaine du 20 janvier, la présentation du projet de réforme en Conseil des ministres approche à grands pas sans grand progrès dans le dialogue entre gouvernement et syndicats.

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