Il faudra compter sur les start-up ! Alors que l’aéronautique connaît une période particulièrement mouvementée, le salon de l’innovation Techinnov a propulsé le secteur au cœur de sa nouvelle édition, jeudi 1er avril. L’événement, qui a rassemblé grands groupes, PME, investisseurs et pôles de recherche, a organisé un challenge entre six start-up prometteuses, remporté par Opus Aerospace. Covid oblige, cette journée organisée par la CCI Paris Ile-de-France s'est déroulée en ligne.
"Les start-up de l’aéronautique ont un rôle à jouer aussi bien dans les nouvelles énergies, la digitalisation des process ou bien encore le new space", résume Laurent Legendre, président de Techinnov et président régional Ile-de-France d’Airbus Développement, en charge d’accompagner les jeunes entreprises. Celles-ci peuvent espérer bénéficier des différents leviers de soutien au secteur lancés par l’Etat mais aussi séduire donneurs d’ordre et investisseurs.
"Cette journée vise avant tout à faire de la cross fertilisation, insiste Laurent Legendre. Au-delà du challenge, des rendez-vous d’une demi-heure sont organisés pour permettre aux start-up de multiplier les contacts avec les donneurs d’ordre et les investisseurs." Des espaces d’échange et de rendez-vous ouverts un mois durant. Et si l’aéronautique est à l’honneur cette année, les challenges de start-up ont aussi concerné la mobilité, la santé et le numérique. Cette année, un nouveau challenge dédié à la défense se déroule sur toute la durée du mois d’avril.
Quelles sont ces six pépites qui ont participé au challenge Aérotech ?
Deepflow. Basée à Talence (Gironde), cette entreprise a mis au point une plateforme de détection automatisée de défauts de pièces à l’échelle micrométrique. Un outil de contrôle non destructif basé sur des algorithmes d’intelligence artificielle. Outre l’aéronautique, la start-up s’est rapprochée de l’automobile, de la fabrication additive et de l’industrie pétrolière et gazière.
Flyinstinct. Fondée en 2017, cette start-up a développé un outil visant à améliorer la détection d’objets au niveau des aéroports, telles que des pièces d’avions ou des articles tombés des bagages de passagers, susceptibles de causer des accidents. En lieu et place d’une détection manuelle, la solution de Flyinstinct est basée sur une caméra dotée d'une intelligence artificielle capable de reconnaître les objets.
Opus Aerospace. Cette jeune pousse créée fin 2019 se positionne sur le très disputé marché des lanceurs de microsatellites, des engins que le new space a propulsé sur le devant de la scène. Malgré son jeune âge, cette start-up a déjà mis en fonctionnement son premier moteur-fusée en fin d’année 2020.
Statinf. S’appuyant sur des travaux de l’Inria (Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique), cette start-up fondée en 2020 propose de sonder et analyser les cœurs des systèmes embarqués pour les optimiser. Une approche basée sur des méthodes statistiques et probabilistes.
Stirweld. Cette société rennaise (Ille-et-Vilaine) croit dur comme fer au procédé de soudage par friction malaxage. Il pourrait drastiquement baisser les coûts d’assemblage par rapport aux procédés traditionnels. La start-up, qui a déjà levé 2 millions d’euros, lorgne l’aéronautique, mais aussi l’automobile et le nucléaire.
Zephalto.Cette jeune entreprise basée au Pouget (Hérault) propose un ticket pour l’espace, ou plus précisément pour la stratosphère. Avec son étonnant ballon stratosphérique, elle compte se développer à la fois dans le tourisme spatial et les mesures scientifiques. Premiers vols prévus en 2024.



