Les boues des stations d’épuration font partie de l’économie circulaire. Elles sont valorisables pour remplacer les intrants chimiques et fossiles (pesticides, engrais…) dans les champs.
Aujourd’hui, en France, elles évitent la production de 6 000 tonnes d’azote de synthèse et l’extraction minière de 8 000 tonnes de phosphore. Pour accélérer le développement de cette filière, « nous avons lancé une solution de blockchain dédiée à l’économie circulaire, car toute la chaîne doit être infalsifiable. Dans ce cas, il n’y a pas d’intermédiaires. La chaîne se limite au producteur de boues, au transporteur et à l’agriculteur », précise Diane Galbe, la directrice générale adjointe du groupe Suez.
La blockchain enregistre au fil de l’eau l’ensemble des transactions des boues de stations d’épuration. Cette solution développée par Suez avec Crystalchain, start-up spécialisée dans la blockchain, a déjà été lancée dans l’ouest de la France et concerne deux laboratoires et 130 agriculteurs. Les acteurs passent par le portail SludgeAdvanced de Suez pour accéder aux informations.
Suez va déployer sa solution dans cinq autres régions agricoles d’ici à la fin de l’année. Dans les prochains mois, cette blockchain s’appliquera également au traitement des déchets dangereux.



