Une entrée en grande pompe. Le 15 août, l’université Paris-Saclay a décroché la 14e place sur 1 000 du classement de Shanghai, quelques mois après sa création le 1er janvier 2020. Elle devient la première université française du classement général, devant l’université Paris sciences et lettres (PSL, 34e) et Sorbonne université (39e), et la troisième européenne, derrière les britanniques Cambridge et Oxford.
Au cœur du cluster francilien Paris-Saclay, l’université rassemble trois universités et quatre grandes écoles (AgroParisTech, CentraleSupélec, Institut d’optique, ENS Paris-Saclay) sur quatre départements (Essonne, Yvelines, Hauts-de-Seine et Val-de-Marne). Elle compte 65 000 étudiants, 275 laboratoires et 9 000 enseignants-chercheurs. Elle ambitionnait dès sa création une entrée dans le haut du tableau. Pari réussi : aucun établissement français d’enseignement supérieur n’avait jusque-là réussi à intégrer le top 15 de ce classement, créé en 2003 par le Shanghai ranking consultancy.
"Paris-Saclay est une faculté aux standards internationaux reconnus, qui se retrouvera par conséquent dans le haut du classement de Shanghai", annonçait Sylvie Retailleau, la présidente de l’université, à "L’Usine Nouvelle" en novembre 2019. Scruté chaque année, ce classement est parfois critiqué pour ses choix de critères, qui donnent notamment la part belle au nombre de prix Nobel et de médaillés Fields parmi les diplômés et les professeurs des établissements évalués.
"Tout est critiquable à partir du moment où il y a un choix de critères, estimait la présidente de l’université en novembre. Shanghai ne tient pas beaucoup compte de la formation. Mais ce choix est assumé : il est fait pour reconnaître la recherche intensive des universités."
Le 29 juin, celle de Paris-Saclay, qui pèse 15 % de la recherche française, était déjà distinguée dans le classement thématique de Shanghai, réalisé par l’Academic ranking of world universities. Première en mathématiques, devant Princeton (États-Unis), elle était aussi "classée parmi les 100 meilleures universités mondiales dans 25 thématiques", selon un communiqué du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Ce qui la plaçait – déjà – première université française du classement.



