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[Infographie] Recrutements, salaires... Des ingénieurs privilégiés mais inquiets

En 2019, les recrutements d'ingénieurs ont augmenté dans l'industrie, montre l'enquête annuelle d'Ingénieurs et scientifiques de France (IESF). Le taux de chômage reste bas et les salaires élevés. Mais avec la crise du Covid-19, les ingénieurs sont inquiets pour l'avenir de leur emploi, surtout dans l'automobile et l'aéronautique.

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Grenoble INP Ense3 école d'ingénieurs
Les jeunes diplômés des écoles d'ingénieurs ont démarré, en 2019, avec un salaire médian de 36 000 euros bruts annuels.

Le soleil brille toujours très fort pour les ingénieurs et scientifiques français. C’est ce que montre l’enquête annuelle d’Ingénieurs et scientifiques de France (IESF). En 2019, leur taux de chômage reste très bas (3,5 %), le nombre de recrutements augmente de 4,5 % par rapport à l’année précédente, et la mobilité professionnelle est toujours aussi dynamique (25 % ont changé d’employeur ou de poste).

Des salaires qui n'ont pas suivi l'inflation

C’est l’industrie, en progression de 8 %, qui tire à la hausse les recrutements. Les secteurs industriels les plus recruteurs ont été l’aéronautique (6 200) et l’armement (5 400), tandis que l’automobile (3 800) était en perte de vitesse.

Petite ombre au tableau : les salaires ont arrêté de progresser. Après une hausse de 2 % en 2018, le salaire médian stagne entre 2018 et 2019, à 57 500 euros bruts annuels. Un niveau élevé, mais en tenant compte de l’inflation, le salaire en euros constants a baissé en dix ans pour toutes les catégories d’âge. Ce sont les 40-50 ans d’aujourd’hui qui perdent le plus, leur salaire en euros courants n’ayant pas retrouvé le niveau de 2009.

Forte hausse des inquiétudes depuis la crise du Covid-19

La crise du Covid-19 s’est invitée dans cette enquête annuelle, un tiers des 50 000 réponses étant arrivé après le 17 mars, date de début du confinement. La crise sanitaire a largement entamé la confiance en l’avenir : alors que les ingénieurs n’étaient que 7,1 % à craindre pour leur emploi au début de l’enquête (8,4 % dans l’industrie), ils le sont à plus de 10 % à partir du confinement (12,1 % dans l’industrie).

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