IBM au coude à coude avec Honeywell dans la course au calculateur quantique

L’américain IBM a annoncé le 20 août avoir atteint un volume quantique de 64 avec un calculateur de 27 qubits. Ce faisant, la firme rejoint Honeywell en pole position dans la course au calculateur quantique, qui a annoncé le même résultat en juin.

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Puce quantique IBM de 27 qubits
Cette puce quantique d'IBM comporte 27 qubits. Ses performances atteignent un volume quantique de 64.

IBM dope ses calculateurs quantiques. La firme américaine a annoncé le 20 août avoir atteint ses performances les plus élevées à ce jour sur une de ses machines. En apportant des améliorations logicielles et matérielles à un système de 27 qubits installé chez un de ses clients, l’entreprise a atteint un volume quantique de 64.

Ce faisant, IBM rejoint Honeywell en pole position dans la course au quantique. En effet, l’industriel américain, qui a lancé son premier calculateur quantique en mars, a annoncé avoir atteint un volume quantique identique en juin. Cette unité de mesure, qui vise à quantifier les performances d’un calculateur quantique, ne repose pas uniquement sur le nombre de qubits mais sur ses capacités de calcul globales.

Piège à ions versus supraconducteurs

S’ils parviennent à des capacités identiques, les deux machines reposent sur des approches différentes. Le calculateur développé par Honeywell repose sur la technologie du piège à ions, où les qubits du calculateur sont obtenus en emprisonnant des ions dans un champ électromagnétique.

Moins rapide que la technologie de puces quantiques utilisée dans les calculateurs de Google et IBM, qui fonctionnent grâce à des qubits dits supraconducteurs, cette alternative est présentée comme plus stable et moins sujette aux erreurs de calcul. Troisième grand nom de la course, Google ne communique pas ses performances en volume quantique.

Des capacités multipliées par 2 tous les ans

Depuis 2017, IBM a doublé le volume quantique de ses calculateurs chaque année. Avec cette annonce, l’entreprise continue sur cette lancée. Elle s’est appuyée sur sa connaissance des composants matériels de ses calculateurs pour développer de nouvelles techniques d’optimisation.

Des techniques qui devraient, d’après la firme, "améliorer n’importe quel circuit quantique fonctionnant sur n’importe quel système IBM". Et qui seront prochainement publiées en open source sur sa plateforme de développement dédiée aux technologies quantiques Qskit.

L’entreprise devrait donc prochainement améliorer le service quantique du cloud d’IBM. Ce dernier relie un réseau de 28 calculateurs, dont 8 ont vu leurs capacités dopés une semaine avant cette annonce, atteignant un volume quantique de 32.

L’avantage quantique en ligne de mire

Le calculateur qui a bénéficié de ces dernières améliorations était, lui, déployé au sein de Q Network d'IBM, un réseau collaboratif de 115 entreprises, start-up, institutions et laboratoires mis en place par la firme pour faire progresser les technologies quantiques.

Son objectif : atteindre l’avantage quantique. Un stade où certaines tâches peuvent être résolues de manière plus efficace et économique par un calculateur quantique que par un système conventionnel. Et qui ne cesse de se rapprocher de la réalité.

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