La course à l’ordinateur quantique compte un nouveau participant : l’étasunien Honeywell.
Le calculateur présenté par l’industriel – dont l’activité s’étend de l’aéronautique aux matériaux en passant par la construction – se pose à contre-courant de la plupart des ordinateurs quantiques actuels. Son fonctionnement repose sur l’approche dite des "pièges à ions". Avec cette technologie, les qubits du calculateur sont obtenus en emprisonnant des ions dans un champ électromagnétique. Moins rapide que la technologie de puces quantiques utilisée dans les calculateurs de Google et IBM, cette alternative se révèle cependant plus stable et moins sujette aux erreurs de calcul. Cela lui permet d’afficher une puissance, appelée "volume quantique", deux fois supérieure à celle de l’ordinateur d’IBM. Bien que le calculateur de Honeywell ne compte que quatre qubits, contre vingt-huit pour son concurrent ! Honeywell devrait pouvoir ajouter quatre nouveaux qubits par an à son calculateur... pendant cinq ans. L’ordinateur devrait entrer en service dans le courant de l’année 2020. Il sera alors accessible via la plate-forme cloud Microsoft Azure. Un service qui devrait s’appliquer à la recherche de nouveaux matériaux et de médicaments, à l’optimisation de la logistique des industries de transport, ou à la finance. D’ailleurs, l’industriel compte déjà un client : le groupe bancaire JPMorgan Chase, qui va utiliser le calcul quantique pour doper ses services financiers.



