De 51 qubits en 2017 à 256 en 2021, l’ordinateur quantique Harvard-MIT a bien grandi. Le calculateur du centre de recherche commun aux deux institutions américaines, spécialisé sur les atomes ultra-froids, s’appuie sur la même technologie que la pépite française Pasqal, dite des atomes froids : la capture et la manipulation d’atomes grâce à des lasers pour les utiliser comme bits quantiques.
Alors que sa première plate-forme se contentait d’atomes disposés en rangs d’oignons, celle présentée en juillet dans Nature profite d’une disposition en deux dimensions, sous forme de grilles, tels les nids d’abeilles, pour moduler les interactions entre les particules. Ceci grâce à une sorte de vidéoprojecteur qui, au lieu de projeter des images, produit des lasers utilisés en pinces à atomes.
Pièce critique, elle va être améliorée pour augmenter la programmabilité du système et, au final, le nombre de qubits. La course est donc lancée entre les deux maîtres des atomes froids. Pasqal, lui, affiche ses ambitions : atteindre 1 000 qubits en 2023, contre 200 aujourd’hui.

Vous lisez un article publié dans L'Usine Nouvelle n°3698 - octobre 2021



