Dans un contexte morose, la France ne s’en sort pas si mal. Les dépôts de brevets des entreprises et instituts de recherche français ont progressé de 1,1% en 2024, selon le Patent index 2024 de l’Office européen des brevets (OEB). Sixième déposant mondial de brevets, l’Hexagone a fait mieux que ses voisins européens (+ 0,3%) et en particulier que l’Allemagne (+ 0,4%), toujours de loin numéro un en Europe.
Dans le même temps, les demandes au niveau mondial, tirées vers le bas par le Japon et les États-Unis, ont reculé de 0,1% sur un an, avec 199264 brevets. Globalement, l’énergie – en premier lieu les applications pour les batteries électriques – et le développement de l’intelligence artificielle ont concentré les principaux efforts de protection de la propriété intellectuelle l’an passé.
Les transports en tête
La France, de son côté, se distingue dans le secteur des transports, alors qu’Airbus (32e rang mondial), Safran (33e) et Valeo (35e) représentent les plus gros déposants de brevets auprès de l’office européen. L’innovation n’est cependant pas qu’une affaire de grands groupes. Selon le rapport annuel, 22% des demandes de brevets reçues par l’OEB émanaient de PME et d’inventeurs individuels. Une percée également confirmée en France par l’Institut national de la propriété intellectuelle. Dans son classement des 50 principaux déposants de brevets en France, figurent cette année pour la première fois deux PME : le fabricant d’électrolyseurs Genvia et la start-up de batteries Verkor.

Vous lisez un article du numéro 3742 de L'Usine Nouvelle - Mai 2025



