Une première application concrète pour le calculateur quantique de Google ? Dans une publication dans la revue "Science", le géant américain explique avoir effectué la simulation quantique d’une réaction chimique.
Ce calcul atteint une précision inédite pour un calculateur quantique, notamment au niveau des interactions au sein d’une molécule, et démontre les capacités d’une approche hybride du calcul haute performance, associant des dispositifs quantiques et conventionnels. Car le calculateur de 12 qubits utilisé pour simuler cette molécule – une diimide composée de 4 atomes – ne fonctionne pas seul: le dispositif intègre un ordinateur classique, utilisant de l’apprentissage machine pour évaluer les calculs en continu et affiner chaque étape de simulation quantique. L
’expérience de Google fait progresser le calcul hybride, qui associera à terme des machines de plusieurs centaines de qubits à des supercalculateurs. Une manière d’optimiser le calcul de haute performance, en répartissant les tâches pour confier aux bits quantiques les opérations les plus complexes. De quoi réduire le temps, le coût et la consommation énergétique de calculs délicats. Et ouvrir la voie aux premières applications concrètes du calcul quantique, notamment dans la chimie, la pharmacie et la recherche de nouveaux matériaux.



