Du lithium plus vert pour les batteries

Eramet et Adionics ont développé des procédés pour séparer les sels de lithium sans évaporer la saumure. A l'heure où se multiplient les projets de méga-usines de batteries en Europe, ils portent la promesse d'un lithium à plus faible empreinte sur la ressource en eau.

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Le pilote d'extraction du lithium d'Eramet.

Les industriels s’inquiètent de l’impact de l’extraction de lithium sur les ressources en eau. Créé en 2012, Adionics a levé 7 millions d’euros pour industrialiser sa technologie plus sobre. À température ambiante, sa solution permet de séparer les sels de lithium de la saumure, avant de la régénérer à une température de 80 °C. De quoi consommer 100 fois moins d’eau que les procédés classiques par évaporation, tout en atteignant un niveau de pureté supérieur du métal. Un démonstrateur mobile doit être déployé début 2022 en Argentine et en Bolivie.

La start-up française n’est pas la seule à vouloir produire du métal plus vert. Eramet a aussi développé un procédé d’extraction du lithium de la saumure, permettant de réinjecter l’eau. Même si son projet d’extraction en Argentine a été mis sous cocon, le groupe adapte son procédé aux saumures de géothermie profonde en Alsace, dont les conditions géologiques sont plus exigeantes. Début 2021, il a validé la faisabilité technique du procédé. Un autre pilote doit être lancé en septembre pour évaluer le maintien des performances sur la durée.

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