Dans l'usine de Vaudreuil, Schneider Electric expérimente les usages industriels de la 5G avec Orange

Schneider Electric et Orange ont présenté le 28 septembre un partenariat dans la 5G. Le spécialiste des équipements électriques expérimente deux cas d’usage dans son usine de Vaudreuil (Eure).

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Schneider Electric 5G réalité augmentée
La 5G équipe des tablettes connectées des opérateurs de l'usine Schneider Electric de Vaudreuil (Eure).

Les enchères pour les fréquences 5G ont débuté mardi 29 septembre en France. Schneider Electric fait partie de ceux qui attendent de pied ferme le nouveau standard pour les communications mobiles. Le spécialiste français des équipements électriques vient de dévoiler un partenariat avec Orange pour tester la technologie dans son usine du Vaudreuil (Eure), un site labellisé “vitrine de l’industrie du futur”.

Des fréquences expérimentales attribuées par l’Arcep

Il s’agirait, selon Schneider Electric, de la première usine française “à tester les usages de la 5G industrielle avec Orange”. L’opérateur a tout de même expérimenté cette technologie avec d’autres entreprises comme la SNCF ou Utac Ceram à l’autodrome Linas-Montlhéry (Essonne) pour des recherches sur le véhicule autonome.

Chez Schneider Electric, le déploiement de la 5G dure depuis le mois de mars. Pour couvrir 2 000 mètres carrés dans l’espace de production, cinq antennes 5G “indoor” ont été installées à l’intérieur du bâtiment. “Des équipements radio et cœur de réseau Nokia ont été utilisés ainsi que des fréquences expérimentales attribuées par l’Arcep [le régulateur français des télécoms”, précise Schneider Electric.

Deux cas d’usage

La 5G a été déployée pour deux cas d’usages. Elle équipe tout d’abord les tablettes connectées des opérateurs. En filmant une machine avec l’appareil, le salarié peut accéder aux informations liées à son état. Il peut identifier par exemple les données de température d’une machine qui fabrique des bobines de cuivre pour vérifier qu’elle ne se trouve pas en surchauffe.

“Plutôt que d’effectuer de multiples traversées dans l’usine, les opérateurs ont la tablette sous le coude. Ils ne sont pas obligés d’aller chercher la documentation d’un produit en panne et ils peuvent avoir à disposition des procédures qui permettent d’homogénéiser les méthodes de travail entre les différentes équipes”, explique à L’Usine Nouvelle Virginie Rigaudeau, responsable de la communication Smart Factory de Schneider Electric rattachée au site de Vaudreuil.

Le second cas d’usage est un robot de téléprésence mobile piloté en 5G. “Nous avons un appareil industriel qui est visité régulièrement par des clients. Ce robot nous offre la possibilité de faire des visites à distance, expose Virginie Rigaudeau. L’idée derrière tout cela est aussi de pouvoir diminuer les émissions carbone parce que nous allons réduire la part de déplacements.”

Vers un déploiement à plus grande échelle ?

Expérimentées à Vaudreuil, ces innovations pourront être déployées à plus grande échelle étant donné que les tablettes connectées sont utilisées sur tous les sites de production de Schneider Electric.

“Une fois que nous avons validé techniquement une solution, nous la faisons rentrer dans un portefeuille d’offres que nous appelons des ‘minimum mandatory requirements’. Ce sont des solutions qui sont standardisées et qui doivent être déployées sur l’ensemble des sites de production Schneider Electric”, précise Virgine Rigaudeau.

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