Le Covid-19, un accélérateur de la réglementation environnementale ? Alors que le Medef demande un moratoire sur la préparation de nouvelles mesures environnementales, la fédération du Conseil, de l'ingénierie et du numérique (Cinov) se positionne à l’inverse. Dans un communiqué, le syndicat patronal estime que "la crise actuelle doit être un véritable accélérateur de transitions énergétique, écologique et numérique que doivent franchir nos sociétés".
Cette déclaration fait suite à la lettre ouverte émise par le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, à l’intention de la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne. Celui-ci demandait "un moratoire de l'ordre de six mois" sur la préparation de nouvelles dispositions énergétiques et environnementales, notamment dans le cadre de la loi sur la lutte contre le gaspillage et l'économie circulaire.
"Aucune logique de moratoire" au gouvernement
"C'est totalement irresponsable, a déclaré le président du Cinov, Frédéric Lafage, selon un article du Moniteur. Ce n'est pas prendre la mesure des enjeux dans lesquels nous sommes." D’après lui, au contraire, les enjeux écologiques et sociétaux "transcendent la dimension économique et la dimension financière" de la crise.
"La crise actuelle montre que nous faisons les frais d'un manque d'anticipation d'un évènement prétendument imprévisible, présente l’organisation dans son communiqué. La crise environnementale et climatique est, quant à elle, bien plus prévisible; reculer les mesures de lutte et les mesures d'adaptation serait encore plus grave."
Un point de vue que semble partager le gouvernement, qui a affirmé n’avoir "aucune logique de moratoire", selon un article de Challenges. "Il n'y a pas de remise en question des objectifs et des mesures écologiques du gouvernement", a rassuré le ministère de la Transition écologique en réaction aux déclarations du Medef.



