Comme vous, ces robots mous transpirent quand ils ont chaud

Réservé aux abonnés
Une main robotique composée d'actionneurs mous capables d'évacuer la chaleur accumulée.
Une main robotique composée d'actionneurs mous capables d'évacuer la chaleur accumulée.

Comment doper l’efficacité d’un robot mou dans un environnement extrême ? Pour des chercheurs américains, de l’université Cornell, dans l’État de New York, et du laboratoire de recherche en réalité virtuelle de Facebook, et italiens, du Centre de micro-biorobotique de Pontedera, la réponse réside dans la gestion de la chaleur, qui peut être un facteur déstabilisant et réduire les capacités du robot.

Observant que les mammifères, en particulier l’homme, réussissent à tenir des efforts dans la durée en régulant leur température grâce à la transpiration, ils ont voulu créer un robot mou doté d’un tel système de refroidissement.

Leur innovation repose sur la création d’actionneurs en hydrogel, imprimés en 3D via la stéréolithographie multimatière, une technique de durcissement de la résine à l’aide de lumière ultraviolette. L’hydrogel a été choisi car ce matériau peut contenir une grande quantité d’eau, donc servir de réservoir de chaleur. Chaque pince imprimée comprend une couche inférieure percée d’un canal pour stocker de l’eau et une couche supérieure parsemée de micropores pour écouler le liquide quand c’est nécessaire. En combinant trois actionneurs, les scientifiques ont construit une pince robotique molle capable de se refroidir six fois plus vite qu’un robot mou non transpirant. Outre sa stabilité dans l’effort, elle a la capacité d’attraper des objets chauds ou placés dans un liquide chaud, comme le montrent les essais.

Newsletter La Quotidienne
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.