Jusqu’où un distributeur doit-il s’assurer que ses fournisseurs ne mettent pas en péril la biodiversité ? C’est la question soulevée par la procédure judiciaire lancée par un collectif de onze ONG, dont Sherpa et Envol vert, contre le groupe Casino.
Elles accusent le distributeur d’avoir manqué à son devoir de vigilance et participé à la déforestation de l’Amazonie en vendant dans ses filiales brésiliennes et colombiennes de la viande de bœuf produite sur des terres illégalement gagnées sur la forêt. Le 9 juin, le tribunal de Paris a désigné un médiateur pour trouver un accord.
Casino reconnaît avoir identifié le risque dans son plan de vigilance. « Nous demandons déjà la localisation des fermes et les surveillons par géomonitoring », plaide Matthieu Riché, le directeur RSE. Les associations s’appuient de leur côté sur plusieurs rapports, dont celui du Center for climate crime analysis. L’enquête a identifié 592 cas de déforestation dans la chaîne d’approvisionnement de trois abattoirs du géant de la viande JBS, l’un des fournisseurs de Casino.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle n° 3710 - Septembre 2022



