Le nouveau projet n’a pas pris. Caddie vient d’être placé en redressement judiciaire ce mardi 28 mai par la chambre commerciale du tribunal judiciaire de Saverne (Bas-Rhin). Le fabricant de chariots était assigné par l’Urssaf pour défaut de paiement. Une procédure à laquelle les dirigeants actuels ne se sont pas opposés. Une nouvelle audience a été fixée au 2 juillet prochain, le temps pour l’administrateur judiciaire de dresser un premier bilan économique, social et environnemental et de permettre à d’éventuels repreneurs de se faire connaître.
Echec d'un projet de reprise à près de deux millions d'euros
L’entreprise, basée à Dettwiller (Bas-Rhin) connaissait des difficultés depuis plusieurs mois. Elle avait fait l’objet en avril d’une procédure d’alerte déclenchée par le commissaire aux comptes, un dispositif déclenché lorsque la continuité de l’exploitation est compromise. L’an dernier, elle avait stoppé la production de chariots en plastique. Elle avait également recours au chômage partiel depuis la fin 2023. Ce qui laisse craindre de potentiels licenciements économiques pour les 110 salariés qui travaillent chez Caddie.
Suite à sa précédente procédure de redressement judiciaire, début 2022, l’activité de l’entreprise était repartie dans un nouveau projet, porté par Pascal Cochez, dirigeant d’un groupe industriel éponyme à Valenciennes (Nord) et Stéphane Dedieu, l’ancien dirigeant de l’entreprise.
Le projet a été soutenu à hauteur de près d’un million d’euros par l’Etat et la région Grand-Est 418000 euros de prêts bonifiés du premier, 452000 euros d’avances remboursables du second. 750000 euros de fonds propres avaient de plus été injectés par les associés, 495000 euros par Pascal Cochez, actionnaire majoritaire, et 255000 euros par Stéphane Dedieu et des associés. Mais cela n’a pas suffi à faire vivre le projet, qui s’orientait à la fois sur la fabrication de chariots pour la grande distribution, de nouvelles activités d’aménagements de magasin et de la sous-traitance.
L’entreprise, créée en 1928, connaît des difficultés depuis plusieurs années. C’est son quatrième placement en redressement judiciaire. De précédents redressements avaient déjà été prononcés en 2012, en 2014 et en 2022.



