Depuis le début du confinement, la polémique enfle dans plusieurs secteurs. Aéronautique, construction navale ou encore bâtiment… Les salariés doivent-ils continuer à travailler dans les usines malgré les risques sanitaires à l’heure de la pandémie de coronavirus Covid-19 ? Devant le risque d’une récession, le gouvernement veut mobiliser les entreprises. Vendredi 20 mars, le ministre de l’Économie et des Finances avait invité les grandes entreprises à distribuer une prime de 1000 euros aux salariés qui continuent de travailler.
Mardi 24 mars, Bruno Le Maire a ajouté que, contrairement a ce qui avait été annoncé quatre jours plus tôt, cette prime défiscalisée ne serait plus soumise à aucune condition préalable pour certaines PME. "Nous suspendrons, pour les entreprises de moins de 250 salariés, l’obligation d’avoir un accord d’intéressement pour qu'elles puissent verser une prime sans charges et sans impôts jusqu’à 1 000 euros afin de récompenser les salariés qui se rendent sur leur lieu de travail", a révélé le ministre de l'Économie et des Finances sur son compte Twitter.
Les entreprises ont jusqu’au 30 juin

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Après la prime Macron, le bonus coronavirus ? Pas vraiment… La dotation dont parle Bruno Le Maire n’est pas une nouveauté : elle correspond en fait à “la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat” mise en place à l’hiver 2018-2019 en plein mouvement des gilets jaunes.
En 2019, cette mesure avait permis de distribuer 2,2 milliards d’euros d’aides aux salariés français. La mesure a été reconduite pour 2020 mais seulement pour les entreprises qui disposent d’un accord d’intéressement. De quoi tempérer la popularité de cette mesure…
Le gouvernement espère toutefois remobiliser autour de ce dispositif. Vendredi 20 mars sur LCI, le ministre de l'Économie annonçait que les entreprises avaient jusqu'au 30 juin pour distribuer la prime.
Une réponse à l'inquiétude des salariés
La semaine du 16 mars, de nombreux syndicats dans l’industrie se sont inquiétés des risques sanitaires liés à l’épidémie dans les usines, notamment chez Alstom ou chez STMicroelectronics.
“Les salariés qui ont le courage de se rendre sur le lieu de travail, qui le font avec parfois la peur au ventre en se disant ‘est-ce qu’on ne prend pas un risque excessif’, qui sont inquiets et à qui nous devons apporter un certain nombre de réponses sur la sécurité sanitaire… Il est parfaitement légitime qu'ils puissent bénéficier de cette prime de 1 000 euros défiscalisée”, avait estimé Bruno Le Maire.



