Dispositif important du plan de soutien à l’industrialisation des start-up, le fonds national de venture industriel (FNVI) de 350 millions d’euros est bien sur les rails. Son lancement a été annoncé mardi 6 décembre au Journal officiel et son gestionnaire Bpifrance travaille en ce moment même à sa fondation. Son activité devrait vraiment démarrer au premier trimestre 2023. Concrètement, ce fonds national de venture industriel sera un fonds de fonds, à l’image de celui d’amorçage déjà géré par Bpifrance. Il prendra donc des tickets de 10 à 40 millions d’euros dans des fonds de sociétés de gestion privées qui seront alimentés également par d’autres capitaux.
«L’objectif est de susciter des vocations auprès de fonds partenaires pour qu’ils créent des véhicules d’investissement early stage. Ces véhicules accompagneront des start-up ayant l’ambition de construire une usine», précise à L’Usine Nouvelle Benjamin Paternot, le directeur exécutif de Bpifrance en charge de l’activité fonds de fonds. Cet objectif ne devrait toutefois pas empêcher Bpifrance d’accompagner des fonds déjà existants avec une thèse d’investissement semblable.
Des tours de table de 80 à 250 millions d'euros
Sans dévoiler les noms des sociétés de gestion impliquées, Benjamin Paternot affirme que «des discussions préliminaires sont en cours avec plusieurs acteurs». Le flux d’affaires serait donc bien là, «même si cela ne signifie pas que toutes ces équipes clôtureront un fonds dans les dix prochains mois». Les professionnels sélectionnés auront une expérience dans le capital-risque industriel et une crédibilité pour lever des capitaux auprès d’investisseurs privés, mais leur réussite n’est pas garantie.
Bpifrance espère accompagner une quinzaine de fonds grâce aux 350 millions d’euros du FNVI. «Je pense qu’il y a de la place pour beaucoup plus que ces 350 millions, ce qui pourrait permettre à l'avenir de répondre aux besoins d'entreprises plus matures», estime Benjamin Paternot. Des participations à des tours de table de 80 à 250 millions d’euros environ sont pour l’instant envisagées. Et ce dans tous les secteurs où se trouvent les deep tech. «La transition énergétique en fera naturellement partie», souligne Benjamin Paternot. Le nucléaire pourra aussi être accompagné par le FNVI.

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Un outil pour compléter le soutien aux start-up
Cet outil vient compléter un plan déjà bien engagé avec des mécanismes de subvention, de prêts et de prises de participation directes au capital de start-up. «Avec ce plan, c’est un continuum complet de solutions de financement que nous mettons en place. Il y manquait encore le dispositif de soutien et de massification de l’investissement privé industriel. C’est désormais chose faite avec le Fonds national de venture industriel», a salué Roland Lescure, le ministre délégué en charge de l’Industrie.
Fin novembre, 18 lauréats de l’appel à projets «Première usine» ont déjà été dévoilés. Concernant le prêt «Nouvelle industrie», le directeur exécutif de Bipfrance en charge de l’innovation indiquait fin juin que l’enveloppe de 200 millions pour 2022 serait consommée. Autre poids lourd du plan de Bpifrance, le fonds SPI 2 a de son côté annoncé son premier investissement début octobre dans le cadre d’une levée de fonds de 80 millions d’euros du spécialiste français des micro-batteries solides au lithium Iten. Cette société devrait ainsi bâtir deux usines en France, permettant la production de plusieurs centaines de millions de micro-batteries par an.



