L'épidémie de Covid-19 et les mesures mises en place pour tenter de limiter sa propagation ont considérablement transformé notre quotidien. Afin de déterminer comment les conditions de travail des salariés ont évolué pendant cette période, la direction de la recherche du ministère du Travail (Dares) a mené une enquête au premier trimestre de 2021 auprès de plus de 17 000 personnes en activité.
Quatre profils différents
De nombreux critères ont été retenus pour tenter d'obtenir une perception globale de l'état d'esprit des travailleurs. Figurent notamment parmi eux la durée du travail, son intensité, les objectifs chiffrés, l'autonomie, la coopération, les exigences émotionnelles, les conflits de valeurs, le sens du travail ou l'insécurité de l'emploi. Sur tous ces points, les personnes interrogées ont dû trancher entre une situation dégradée par rapport à l'avant Covid, améliorée ou bien inchangée.
Les résultats de l'enquête permettent de distinguer quatre profils différents : ceux pour lesquels la pandémie n'a eu que peu d'impact (54 % des sondés), ceux qui ont constaté une accalmie du rythme de travail (4 %), une intensification (32 %) ou une dégradation générale des conditions de travail (11 %).

- 0.2-33.33
Trim 4 2025
Salaire ouvriers - Ensemble DE à RU% sur dernier mois du trimestre précédent
- 1.1684-0.23
13 Avril 2026
Dollar Us (USD) - quotidien$ USD/€
- 1784.36+3.25
2024
Smic brut mensuel - moyenne annuelleen €/mois
Les femmes plus durement touchées
Les ouvriers ne représentent que 19 % des personnes interrogées lors de cette étude, mais pèsent 25 % de celles appartenant à la catégorie « peu d'impact » et 24 % de la catégorie « accalmie ». Dans le détail, les secteurs de l'industrie et de la construction sortent du lot, avec une majorité de répondants correspondant à ces deux profils.
A l'inverse, les cadres et les professions intellectuelles supérieures font partie des Français qui se disent les plus touchés par les conséquences de l'épidémie. 26 % des personnes se reconnaissant dans le profil « intensification » et 30 % du profil « dégradation » appartiennent en effet à cette catégorie socio-professionnelle, qui ne représente pourtant que 21 % des sondés. Ces deux profils semblent correspondre en majorité à des femmes ou à des personnes âgées de 35 à 44 ans.
18 % des travailleurs contaminés ?
Le ministère du Travail en a également profité pour interroger l’ampleur et les facteurs de la contamination des travailleurs au Covid-19. Il en ressort que 18 % des travailleurs (seulement 13 % des ouvriers) indiquent avoir été positifs au virus depuis le début de la crise sanitaire et que 28 % d’entre eux estiment l’avoir été dans le cadre de leur travail. Pourtant, selon une étude de l'institut Pasteur réalisée entre octobre 2020 et janvier 2021, l'entreprise ne pèserait que dans 15 % des contaminations.



