Grosse inquiétude dans l’industrie en ce début de 2025. Depuis le lancement du baromètre “Qui recrute ?” par L’Usine Nouvelle, nous n’avons jamais essuyé autant de refus de participer à notre enquête. “On ferme deux usines, impossible d’avoir une vision sur 2025”, nous a par exemple répondu Michelin.
Et les chiffres parlent d’eux même. Cette année, notre baromètre – qui ne se veut pas exhaustif, mais donne une tendance – table sur 153000 recrutements contre... 182500 l’an dernier. C'est une baisse de près de 20% par rapport à une année, il faut le noter, historiquement haute.
Qui recrute le plus ?
En tête de notre palmarès cette année : la SNCF. Le groupe annonce 21000 recrutements pour 2025, en légère hausse par rapport à l'année précédente. LVMH est deuxième. Le groupe Bouygues complète le podium avec 10 000 postes à pourvoir.
De nombreux secteurs industriels annoncent toujours des besoins élevés. Selon la direction générale de l’armement, l’industrie de défense est freinée par exemple par 10000 postes disponibles qui ne trouvent pas preneur. Les difficultés de recrutement reculent donc, mais restent importantes dans de nombreux secteurs et pour les postes les plus recherchés. C'est le cas par exemple pour les métiers de la numérisation et la digitalisation dans les entreprises.

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Trois secteurs industriels à la peine
Cependant, toutes les entreprises industrielles ne se portent pas aussi bien. C'est surtout le cas pour trois secteurs industriels particulièrement à la peine. L’automobile, dont les difficultés font souvent la une de L'Usine Nouvelle, ainsi que la chimie et l’acier.
Si les incertitudes économiques liées à la transition énergétique pèsent lourdement, chaque secteur fait face à des difficultés différentes. Le passage aux véhicules électriques chamboule les chaînes de production. La chimie fait face à une concurrence internationale exacerbée et à des réglementations européennes toujours plus strictes. Quant à l’acier, il souffre des tensions géopolitiques et d’une hausse vertigineuse des coûts de l’énergie.
La balle est dans le camp des industriels, mais aussi – et surtout – des décideurs publics, pour éviter que l’alerte d’aujourd’hui ne se transforme en crise de demain.



