Akidaia, un système de contrôle d’accès non connecté

[CES 2024] La start-up niçoise Akidaia a créé un système de contrôle d’accès qui fonctionne sans réseau et sans partage de données. Une innovation présentée lors du Salon de l’électronique grand public (CES) qui se tient du 9 au 12 janvier 2024 à Las Vegas.

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Les boîtiers Akidaia
Un boitier Akidaia qui s'ouvre grâce à une clé digitale cryptée sur son téléphone mobile.

Un nouveau système de contrôle d’accès qui fonctionne sans réseau et sans partage de données. C’est la solution inventée par Akidaia, une start-up niçoise lauréate des prix de l’innovation du Salon de l’électronique grand public (CES) de Las Vegas pour 2024, dans la catégorie « Cybersecurité & vie privée ».

Actuellement, l’ensemble des solutions de contrôle d’accès fonctionnant par badges, QRCodes ou biométrie nécessitent une connexion à un réseau afin de vérifier les autorisations d’accès dans une base de données. Des systèmes qui impliquent la mise en place «d’une infrastructure réseau lourde et coûteuse» et sont vulnérables aux attaques cyber selon Gaël Lededantec, cofondateur et dirigeant d’Akidaia avec Ouajdi Babay Rouis Abay Rouis et Nazim Lahlou.

Une « minibox » qui se branche en moins de 10 minutes

Crée en 2020 à Nice, Akidaia a développé une «minibox», qui se branche en moins de 10 minutes sur un système d’ouverture électrifié, comme une porte, une barrière, un portail, un tourniquet ou même un ascenseur, et permet immédiatement de gérer et contrôler l'accès aux zones sécurisées, même en l’absence de connexion : «Nous avons décentralisé les droits d’accès, ce qui fait que le lecteur n’a plus besoin d’être relié à une base de données ni de réseau pour stocker les informations clés ou les codes» explique Gaël Lededantec.

Un réel avantage en termes de cybersécurité selon le dirigeant d’Akidaia, le lecteur ne pouvant être attaqué à distance puisqu’il n’est pas connecté. De la même manière ajoute-t-il, «nos boîtes noires ne stockent aucune information, donc en cas de vol il n’y a aucune donnée à extraire». Pour gérer les autorisations d’accès, tout passe par le téléphone portable: «La personne qui a un droit d’accès reçoit une clé digitale cryptée sur son téléphone mobile. Quand elle arrive devant le boitier, elle prend son téléphone et clique dessus. Le boitier certifie alors le droit d’accès à partir de la clé cryptée» détaille Gaël Lededantec.   

Sécuriser des lieux isolés

Un des autres bénéfices de la solution Akidaia est que la boite noire peut être installée sur des lieux isolés et ne bénéficiant pas de connexion comme des forêts, des lieux de stockage des sites industriels, ou encore des locaux techniques en sous-sol. Mais aussi sur des sites temporaires tels que des chantiers BTP, sur «lesquelles les boites noires peuvent être facilement débranchées et réutilisées» affirme le cofondateur de la start-up, qui dit compter parmi ses premiers clients Vinci Construction et Veolia Eau. Mais aussi l’Université de Nice et l’école d’intelligence économique : «Actuellement, certaines écoles proposent des QR codes pour accéder aux salles ou bâtiments, mais ceux-ci sont très facilement partagés par les étudiants, et les badges perdus ou aisément copiés. Avec notre solution, il suffit aux universités d’importer une liste de numéros de téléphones et d’accorder, en quelques minutes, les droits d’accès afférents, en définissant les jours et les heures par exemple».

Alors que sa solution est commercialisée depuis seulement quelques mois, Akidaia aurait déjà séduit des premiers clients en Italie et en Côte d’Ivoire. Et finalise actuellement une levée de fonds pour poursuivre son développement à l’international.

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