248 emplois, sur 584, seront supprimés à l’usine de Strasbourg (Bas-Rhin) du fabricant de boîtes de vitesses automatiques Dumarey Powerglide. La décision, annoncée aux salariés le vendredi 4 octobre, lors d’une réunion extraordinaire du CSE, était attendue par les équipes qui avaient organisé une manifestation le 28 septembre et s’étaient mis en grève au mois de juillet.
En cause, l’arrêt de la production, fin août, d’une boîte 8 vitesses pour l’équipementier allemand ZF. Un client qui représentait, selon les syndicats, jusqu’à 80% du chiffre d’affaires de l’entreprise. ZF et Dumarey Powerglide ont depuis signé un protocole d’accord, dans le cadre duquel ZF a abondé un fonds de garantie de 60 millions d’euros.
Marché incertain
Le PSE concerne tous les secteurs de l’entreprise et notamment les métiers de production, d’assemblage, de maintenance, de logistique. Dumarey Powerglide a mis en avant dans un communiqué un marché rendu incertain par «la situation du marché automobile depuis quelques années et la période de transition vers l’électrique […] sans compter la concurrence de la Chine». L’usine alsacienne conserve une petite production de boîtes automatiques et de composants, pour Stellantis, Renault et ZF. Pas suffisant, selon André Dulery, délégué CGT, membre du CSE. «Notre priorité était de sauver les emplois, malheureusement il reste peu de projets. Maintenant, nous allons lutter pour que les salariés partent avec de bonnes indemnités et de bonnes conditions de reclassement», pointe-t-il.



