Une prime de compensation de 12 000 euros pour les salariés de l’équipementier automobile ZF Bouthéon

Après un peu plus de deux semaines de grève, les 330 salariés du site de production de transmissions pour véhicules utilitaires thermiques de l’équipementier automobile allemand ZF à Andrézieux-Bouthéon (Loire) ont obtenu une prime individuelle de 12 000 euros. Le travail a repris.

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ZF Bouthéon
ZF Bouthéon a enregistré un chiffre d’affaires de 112 millions d’euros en 2021.

L’usine ZF Bouthéon n’a pas encore retrouvé son fonctionnement normal, mais les salariés ont repris leurs postes de travail. Après un peu plus de deux semaines de conflit lié à la future cession de leur unité de production, les quelque 330 personnes que ZF emploie sur son site d’Andrézieux-Bouthéon, près de Saint-Étienne (Loire), ont accepté de reprendre le travail, le 11 mai. La veille, un accord avait été trouvé entre l’intersyndicale CGT/CFDT/CFE-CGC et la direction du groupe allemand représentée par Peter Laier, membre du directoire venu spécialement d’Allemagne, pour tenter de trouver une issue.

Le compromis paraphé et approuvé en assemblée générale par les grévistes (90% des salariés), prévoit le versement d’une prime de compensation de 12 000 euros, supérieure à la revendication initiale de 10 000 euros, qui sera versée en deux fois, la moitié au 31 mai prochain et l’autre moitié, l’an prochain. «Le repreneur, dont le projet de reprise prévoit le maintien de l’ensemble des emplois, s’est engagé à verser cette prime de 6000 euros en 2024», précise ZF. Les membres de l’intersyndicale ont estimé que c’était «une bonne solution pour sortir de la crise, les 2000 euros supplémentaires [les grévistes réclamaient une prime de 10 000 euros, Ndlr] venant compenser le manque à gagner enregistré» durant le mouvement social.

Aucun impact négatif sur les revenus des grévistes

«ZF Bouthéon se concentre à présent sur le redémarrage et la satisfaction de ses clients afin de minimiser l’impact de l’arrêt pour leurs opérations», poursuit le groupe allemand qui était «soucieux d’une reprise rapide de la production, souligne Michel Fétiveau, président de ZF Bouthéon. La priorité, tout au long de ce mouvement, a été d’assurer la pérennité de l’usine et de ses emplois, dans une approche constructive et de dialogue», ajoute un dirigeant qui «confirme la possibilité pour les salariés de convertir les jours de grève en congé payé ou en réduction du temps de travail (RTT). Ils n’auront ainsi aucun impact négatif sur leurs revenus dû au mouvement». Peter Laier a stipulé qu’«il n’y aura également pas d’impact négatif sur le paiement du 13e mois qui était normalement proportionnel au temps de travail effectif sur l’année».

ZF serait en négociation avec le Belge Punch pour une cession de son unité d’Andrézieux-Bouthéon. Le groupe allemand s’est engagé à assurer des débouchés pendant cette phase de transition et restera le client principal. Dans un courrier transmis à l’intersyndicale, Peter Laier évoque «des revenus annuels pour l’usine de 50millions d’euros jusqu’à fin 2025» et «des investissements pour plus de 1,5million d’euros».

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