Bien se brosser les dents en seulement 10 secondes... C'est la promesse faite par Y-Brush, société créée par Benjamin Cohen et Christophe Cadot, à Lyon (Rhône) en 2017 et seul fabricant français de brosse à dents électrique. Pour faire face aux perspectives de croissance, la start up vient d'emménager sur un nouveau site de production de 800 m² à Caluire-et-Cuire, en métropole lyonnaise (Rhône).
« Nous ambitionnons d'investir 10 millions d'euros d'ici 4 à 5 ans, explique Benjamin Cohen qui évalue à 2,5 millions la somme déjà placée dans cette aventure. L'objectif est de multiplier par trois une production qui a déjà été multipliée par trois entre 2020 et 2021 pour atteindre 60 000 unités en décembre 2021». Dans le même temps, Y-Brush qui compte une trentaine de salariés aujourd'hui devrait employer 70 personnes à terme. « Nous sommes en quête de toutes les compétences », poursuit un cofondateur qui espère pouvoir bientôt officialiser une levée de fonds de 5 millions d'euros.
Une technologie innovante brevetée
Après quatre années de conception et de recherches & développement menées en collaboration avec des dentistes, Y-Brush a breveté une brosse à dents électrique en forme de Y avec un protège-dents souple, tapissé de 35 000 filaments en nylon orientés à 45°, et un manche avec une batterie. Les trois modes de vibration soniques, combinés à un léger mouvement latéral du manche, permettent de chasser la plaque dentaire en quelques secondes par arcade dentaire. La brosse doit être changée tous les six mois. « A l'année, cela représente deux fois moins de plastique que pour une brosse à dents manuelle qu'il faut changer tous les deux mois », assure Benjamin Cohen. La base, elle, se recharge via un port USB, une fois tous les six mois pour une utilisation biquotidienne.
Cette innovation technologique a déjà séduit plus de 60 000 particuliers qui, jusqu'à présent, devaient passer par le site internet de la société pour commander cette brosse à dents du futur. Y-Brush est désormais présente dans les boutiques en ligne de plusieurs enseignes de la grande distribution et dans quelques magasins physiques. La société ne communique pas son chiffre d'affaires, évalué à plus de 5 millions d'euros, mais évoque une part de 20 à 30 % à l'exportation.



