Vlad, concepteur, fabricant et distributeur de batteries pour le matériel médical et l'industrie, vient d'acquérir un nouveau terrain d'1,2 hectare sur une zone d'activités de Tours Parçay-Meslay (Indre-et-Loire), où il projette de construire une usine de 4 000 mètres carrés. Installé à quelques centaines de mètres sur la même commune, Vlad espère déménager sa production dans le courant de l'année 2024.
Ce projet était déjà envisagé. Le plan de relance l'a accéléré, puisque Vlad vient de recevoir le soutien du gouvernement pour un montant d'1 million d'euros. L'investissement global est d'environ 6 millions d'euros. «Cette reconnaissance de l'Etat et de Bpifrance, actionnaire de Vlad à hauteur de 3 %, valide notre stratégie et notre apport à l'autonomie énergétique des hôpitaux. Cela donne une motivation très forte à toutes les équipe»", explique Jean-Louis Jarry, président de cette PME de 75 salariés, qui prévoit une vingtaine de recrutements dès 2022, dont 8 en production et 6 en R&D.
Robotisation et plasturgie en impression 3D
L'industriel planche actuellement sur la configuration de cette nouvelle unité de production. Dès 2022, Vlad va poursuivre la robotisation des lignes de production. «L'automatisation que nous avions entamée juste avant la crise sanitaire ne détruit pas des emplois. Elle les préserve. C'est ce qui nous a permis de ne jamais arrêter l'usine et de continuer à fournir les industriels des respirateurs notamment», argumente Jean-Louis Jarry, qui souhaite également réintégrer la fabrication des coffrets plastique pour les petites séries. «L'impression 3D nous dispense d'utiliser des moules d'injection qui sont très coûteux», explique-t-il.
Depuis sa création en 1985, Vlad est tourné vers le secteur de la santé en France et à l’international, et plus largement vers des solutions pour les petits appareils dans l'industrie. Fabricant, mais aussi distributeur des grandes marques de piles et batteries médicales, Vlad est avant tout un ensemblier «selon les demandes clients», résume Jean-Louis Jarry.
Cette PME contrôlée par son management (60 %) a affiché une croissance de 11 % en 2020, pour atteindre 20 millions d'euros. Elle vise un chiffre d'affaires de 22 millions d’euros en 2021.



