Vivescia veut décarboner ses farines avec une prime à ses agriculteurs

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Farine
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Qui a dit que les coopératives rechignaient à faire des efforts de décarbonation ? Acteur français majeur de la malterie et de la meunerie, avec des marques nationales comme Francine, Vivescia prend le problème à la racine. D’ici à 2026, jusqu’à 1 000 agriculteurs vont recevoir une prime comprise entre 100 et 150 euros par hectare pour déployer des pratiques plus conformes à l’urgence écologique sur leurs exploitations.

Faire évoluer la fertilisation azotée

«D’ici à 2030, nous sommes confiants pour que les 200 premiers agriculteurs associés au programme aient baissé leur empreinte carbone de 20%», indique Valérie Frapier, sa directrice RSE. Le programme, lancé en toute discrétion mi-2023, se chiffre en «dizaines de millions d’euros».

L’Inrae, l’Institut national de la recherche agronomique, embarque dans l’aventure. «L’objectif numéro un est de faire évoluer la fertilisation azotée», détaille Christian Huyghe, le directeur scientifique agriculture de l’institut public.

Pour avoir prise sur l’ensemble de la rotation des agriculteurs et pas seulement la partie qu’elle achète, Vivescia a réussi le petit exploit de mettre d’autres coopératives et industriels autour de la table – y compris parfois concurrents – comme Tereos ou Roquette. #

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