Ce qu'il faut retenir
- Avec 20 000 nouveaux cas et 1 600 hospitalisations par jour en moyenne, "la situation reste préoccupante" selon le Premier ministre. "Nos chiffres sont élevés mais relativement stables", ajoute-t-il. "Les fêtes de fin d'année ne se sont pas traduites par la flambée épidémique que nous redoutions". La circulation du virus n'a pas augmenté ces deux dernières semaines, mais l'apparition de nouvelles souches du virus, plus contagieuses, constitue une "menace réelle". "En quelques semaines, la part de malades atteints par ces nouvelles formes de virus est passée de 3,3% début janvier à 14% aujourd'hui".
- Les variants sud-africains et brésiliens inquiètent particulièrement les autorités, par manque de données. Quatre premiers cas de variants d'origine brésilienne viennent d'être détectés en France. La France s'équipe de nouveaux tests PCR, et de capacités de séquençage massif, pour les détecter.
- L'hypothèse d'un troisième confinement a été étudiée. "Mais nous en connaissons le coût économique, social, humain et sanitaire, avec des risques psycho-sociaux qui s'accumulent", tempère Jean Castex. "Il ne peut s'envisager qu'en tout dernier recours et la situation ne le justifie pas à ce jour. Mais en cas de dégradation forte et rapide de la situation, nous n'hésiterions pas à mettre en oeuvre cette mesure".
- "Le télétravail doit être la règle pour toutes les activités qui le permettent", rappelle la ministre du Travail Elisabeth Borne. "Mais le recours au télétravail s'érode progressivement depuis fin novembre", constate-t-elle. "Il faut nous remobiliser car le télétravail est un levier essentiel pour limiter la propagation du virus". "Je demande à toutes les entreprises de se mobiliser pour réduire la part des salariés qui ne télétravaillent pas du tout, et d'augmenter le nombre de jours de télétravail pour les autres". La banque, l'assurance, l'informatique, la communication font partie des mauvais élèves, selon le ministère du Travail.
- 1,5 million de vaccinations ont été réalisées en janvier, 500 000 de plus que prévues, souligne le Premier ministre, qui dément tout retard à l'allumage comparé à d'autres pays. "D'ici la fin de semaine, tous les résidents volontaires des Ehpad auront reçu leur première injection", se félicite-t-il. "La campagne de vaccination suit désormais un rythme soutenu", avec plus de 100 000 personnes vaccinées par jour ces derniers jours. Pour répondre à une demande grandissante, "nous allons ouvrir 1,7 million de rendez-vous supplémentaires en février et mars". "Toutes les personnes de plus de 75 ans et celles de 65 ans atteintes de comorbidité graves volontaires seront vaccinées d'ici avril". Le vaccin Astrazeneca sera utilisé en priorité pour es soignants quel que soit leur âge. La première livraison est attendue en fin de semaine, avec une vaccination qui débutera dès le samedi 6 février.
- L'Union Européenne a commandé 2,6 milliards de doses de vaccin, rappelle Agnès Pannier-Runacher. "La France sera en situation de vacciner tous les adultes qui le souhaitent d'ici la fin de l'été", assure-t-elle. Une phase de montée en puissance de la production est lancée, ce qui peut entraîner des tensions temporaires.
- Des opérations de dépistage collectives vont être réalisées dans les établissements scolaires et universités. La Haute autorité de santé doit bientôt valider l'utilisation de tests par prélèvements salivaires pour ces campagnes.
- 1,9 million de contrôles de respect des mesures sanitaires ont été effectués par les forces de l'ordre depuis décembre, et 177 000 amendes dressées.



