Veolia vient de remporter son plus important contrat à Hong Kong, où la société française est présente depuis plus de 30 ans. Sa coentreprise avec China State Construction, dont elle détient 80% des parts, a été sélectionnée par le gouvernement hongkongais pour concevoir, construire et exploiter l’extension du site de stockage des déchets non recyclables situé dans les Nouveaux territoires de l’Ouest, que Veolia administre. Le montant du contrat s’élève à plus de 2 milliards d’euros pour le groupe tricolore. Baptisée WENTX, l’extension traitera jusqu’à 90 millions de tonnes de déchets non recyclables sur vingt ans. Son démarrage, selon les informations des Echos, est prévu pour 2027.
«A la pointe de la technologie, [WENTX] va garantir un taux de captage du méthane de 90%, réduisant ainsi l’empreinte carbone de Hong Kong qui vise à atteindre un objectif ambitieux de neutralité d’ici 2050. Il permettra d’éviter environ 10 millions de tonnes de CO2», précise Veolia dans un communiqué. Le groupe, qui n’a pas encore défini sa trajectoire pour atteindre la neutralité carbone, ajoute que l’extension sera alimentée par de l’électricité verte produite à partir du méthane capturé. Le surplus de ce biogaz sera quant à lui injecté dans le réseau municipal sous la forme d’électricité ou de gaz de ville. L’entreprise de services à l'environnement souhaite par ailleurs que les roches extraites au moment de la construction de l'usine puissent servir à l’aménagement du territoire d’Hong Kong pour réduire ses importations.
La plus grande usine au monde de traitement de boues
A Hong Kong, Veolia a traité 5,9 millions de tonnes de déchets non dangereux et 15 000 tonnes de déchets dangereux en 2022. L’entreprise qui y exploite une vingtaine de projets a construit en 2016 le T-Park, la plus grande usine d’incinération de boues d’épuration au monde. D’une capacité de 2 000 tonnes par jour, ce site entièrement autonome en énergie et en eau à 600 millions d’euros permet de diminuer de 90% les volumes de déchets mis en décharge.



