Construite en 2022 sur la plateforme chimique de Carling (Moselle), via un investissement de 62 millions d’euros, l’usine Afyren Neoxy est la seule au monde capable de produire sept acides organiques de manière biosourcée. Des spécialités chimiques jusque-là issues de fossiles, représentant un marché de 13 milliards d’euros, avec des applications très diverses : arômes, parfums, lubrifiants, nutrition humaine et animale, pharma, matériaux.
Modèle réplicable
D’une capacité de 16 000 tonnes par an, cette coentreprise entre la biotech industrielle clermontoise Afyren (51 %) et Bpifrance (49 %) utilise des micro-organismes non-OGM pour fermenter des résidus de betteraves non valorisables en nutrition. En sortie, aucuns déchets, mais 23 000 tonnes d’engrais certifiés biologiques. L’eau circule en circuit fermée, quasi sans rejets ni prélèvements, et l’usine affiche « une empreinte carbone divisée par cinq par rapport aux mêmes produits pétro-sourcés », assure Fabrice Orecchioni, le directeur des opérations d’Afyren.
Les premiers lots commerciaux ont été livrés au printemps. Le site monte progressivement en puissance, avec une production en continu à partir de la fin de l’année. C’est un premier pas pour Afyren. Le modèle est réplicable, adaptable à d’autres matières premières biosourcées, selon les géographies. L’entreprise est ainsi engagée dans un projet en Thaïlande et a inscrit une implantation nord-américaine sur sa feuille de route.
L'usine Afyren Neoxy en chiffres
- Production : 16 000 tonnes d’acides organiques par an
- Effectif : 65 salariés
- Localisation : Carling (Moselle)



