En prenant le tournant de la réparation d’appareils électroniques en 2023, le site nivernais de Valeo veut devenir un exemple de reconversion. Cette nouvelle activité assurera la pérennité d’un lieu qui produit des clés de voiture sans contact, en se fondant sur les compétences existantes. Des machines industrielles ont été retirées sur un tiers de la surface, pour faire place à un atelier de réparation de 80 m2 « amené à grandir avec le développement de cette activité », précise son dirigeant, Cyrille Percie du Sert.
Ici, l’atmosphère est contrôlée pour protéger les composants électroniques. À droite de l’allée centrale, est installé le laboratoire où Valeo évalue la rentabilité de la réparation en série d’une pièce, selon la difficulté et le coût. Cyprien Marchesnay, son responsable, est un passionné d’électronique. Il a été le premier formé à la brasure, cette soudure technique essentielle dans ce domaine. Dans la foulée, 35 salariés ont suivi cette formation.
Montées sur des pare-brises de véhicules Stellantis, 7 000 caméras par an doivent y être réparées. Une opératrice évalue la réparabilité et restaure chaque caméra en quarante-cinq minutes. Un travail différent de celui réalisé sur la ligne de production attenante. Des écrans centraux de voiture et les batteries des vélos électriques Smovengo, l’opérateur des Vélib’ parisiens, sont également réparés. Forts de leurs nouvelles compétences, des techniciens travaillent avec l’équipe design pour améliorer la réparabilité des équipements. Et Valeo Nevers espère faire des émules.
Herve Boutet Réparation d'un pack de batteries Vélib.



