Spécialiste du traitement médical des plaies (division Urgo medical) et de la santé grand public (division Urgo consumer healthcare avec Mercurochrome, Juvamine, Humex...), le groupe Urgo a validé un investissement de 15 millions d’euros d'ici 2026 sur son site de Veauche (Loire), aux portes de l'agglomération stéphanoise. Cette somme va notamment permettre de doubler la surface de production de l'usine qui va passer de 6 000 à 12 000 m².
«Le rythme de croissance en volume du site est de 15 % par an en moyenne depuis huit ans, a expliqué Guirec le Lous, président d’Urgo medical venu poser la dernière pierre de l'extension, le 31 janvier. Nous avions besoin d’augmenter nos capacités de production pour poursuivre cette croissance», a justifié le dirigeant de l’entreprise familiale fondée à la fin du XIXe siècle et propriétaire d'une marquée créée en 1958 par son grand-père, Jean Le Lous. Ces nouveaux locaux abriteront des lignes de production qui seront mises en service à l'été 2022 pour un produit innovant que le groupe refuse à ce stade de dévoiler. Le site devrait employer 200 personnes d'ici 2026 contre 116 actuellement, à raison d'une dizaine de postes supplémentaires par an. L'équipe avait déjà été multipliée par deux au cours des cinq dernières années.
16 millions de bandes Urgo K2 produites chaque année
Cette enveloppe de 15 millions d’euros vient s'ajouter aux 16 millions d’euros déjà investis dans la reconversion et la modernisation de l'ancien Laboratoire Molypharm, racheté au bord de la faillite en 1997. L'ex-fabricant français de bandes extensibles a été orienté vers la production de l’Urgo K2, une bande de compression destinée au soin des ulcères veineux de la jambe. 16 millions de bandes sont fabriquées chaque année dans les ateliers veauchois. «Nous sommes leaders du soin de l’ulcère veineux en France et en Angleterre, a précisé Guirec Le Lous Nous avons comme objectif de devenir numéro 1 européen et, pourquoi pas, mondial».
Urgo medical a également investi dans sa propre école de formation professionnelle pour pallier les difficultés de recrutement. La première promotion (quatre hommes et quatre femmes âgés de 18 à 52 ans) a commencé son cursus de 11 mois en novembre dernier.
Basé à Chenôve, dans la banlieue dijonnaise (Côte-d'Or), le groupe Urgo a réalisé un chiffre d'affaires de 670 millions d'euros en 2021 et exporte dans 21 pays (un tiers des ventes) ses produits fabriqués à plus de 80 % sur ces cinq sites industriels français. Il emploie 3 000 collaborateurs dont 1 100 dans l'Hexagone. Un nouveau programme d'investissements de 300 millions d’euros est programmé en France pour 2025-2030.



