TotalEnergies, Plastic Energy et Paprec lancent une filière de recyclage chimique de déchets plastiques

Suite à un accord d’approvisionnement en déchets de films plastiques avec Paprec, qui construira une ligne dédiée à Amiens (Somme), TotalEnergies et Plastic Energy entament la construction de leur usine de recyclage de plastiques à Grandpuits (Seine-et-Marne). Démarrage prévu en 2024.

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La reconversion complète de l'ancienne raffinerie de TotalEnergies à Grandpuits (Seine-et-Marne) en plateforme zéro pétrole est programmée pour 2025, avec des unités de recyclage chimique de déchets plastiques, des carburants aériens durables, ou encore des bioplastiques.

La reconversion de l’ancienne raffinerie de TotalEnergies en plateforme zéro pétrole à Grandpuits (Seine et Marne) est bel et bien en marche. Le 15 mars 2023, TotalEnergies posent la première pierre de l’unité de recyclage chimique de films plastiques sur le site, prévue pour entrer en service en 2024. Le projet est mené en collaboration avec le groupe britannique Plastic Energy, impliqué à 40% dans cette unité, et entre dans une phase concrète grâce à un accord commercial, de long terme, conclu avec Paprec.

L’accord porte sur l’alimentation de la future usine en déchets plastiques adaptés au procédé de pyrolyse qui sera mis en oeuvre. Paprec investira 10 millions d’euros de son côté, tandis TotalEnergies et Plastic Energy ne détaillent pas leur effort pour ce projet qui s’inscrit dans l’enveloppe de 500 millions d’euros destinée à concrétiser l’ensemble de la conversion de Grandpuits.

Une capacité de 15 000 tonnes par an de traitement de déchets plastiques

La filière démarrera avec l’éco-organisme Citeo qui fournira des déchets plastiques flexibles collectés en France. A Amiens (Somme), dans son usine Plastiques 80, Paprec construira une chaîne de tri et de préparation spécifique pour ce projet. «La construction va démarrer en avril pour une mise en service industrielle à l’automne», et les films plastiques concernés seront «en polypropylène et en polyéthylène basse densité», précise une porte-parole du groupe français. Ces déchets caractérisés et préparés seront fournis à l’usine de TotalEnergies et Plastic Energy à Grandpuits, laquelle disposera d’une capacité de traitement de 15 000 tonnes par an de déchets.

Le procédé par pyrolyse permettra de transformer les déchets plastiques en tacoil, une huile synthétique qui pourra elle-même être convertie en plastiques recyclés, garantis identiques à des plastiques vierges, et qui pourront être utilisés au contact alimentaire, précise TotalEnergies.

La reconversion de la plateforme de TotalEnergies finalisée en 2025

En plus de l’usine de recyclage chimique de déchets plastiques, la plateforme de Grandpuits se prépare à d'autres activités. Les annonces se multiplient ces derniers mois. Les futures capacités de carburant aérien durable, produits à partir d’huiles de cuisson usagées et de graisses animales, ont été revus à la hausse, avec désormais une ambition de 210 000 tonnes par an. Air Liquide a conclu un partenariat avec TotalEnergies pour doter la plateforme d’une unité d’hydrogène bas carbone, dans le cadre d’un projet de 130 millions d’euros. Enfin, une unité de bioplastiques en partenariat avec le groupe néerlandais Corbion est prévue sur la plateforme. Au cours du second semestre 2022, deux centrales solaires ont par ailleurs démarré. Selon le calendrier prévu, toutes les nouvelles unités devraient être opérationnelles en 2025.

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