Galliance, le pôle volaille du groupe Terrena, confirme le lancement de la construction d’un nouvel abattoir de volailles à Ancenis-Saint-Géréon (Loire-Atlantique) pour un investissement de 43 millions d'euros.
Ce site est dédié aux produits "Nouvelle agriculture", le label interne de Terrena, mais aussi aux produits bio et labels rouge. Il transforme des volailles issues d’élevages situés dans un rayon de trois heures de route autour d’Ancenis. Datant des années 1970, le site actuel, basé à proximité, était obsolète et inadapté à la demande pour des produits découpés. Il avait été conçu à une époque où l’on achetait essentiellement des poulets entiers.
Un projet long à naître
Le groupe coopératif, également basé à Ancenis, travaillait sur ce projet depuis plus de quatre ans mais, faute d’avoir réuni toutes les conditions administratives, il avait retardé sa décision. L’octroi du permis de construire, en mars 2020, permet d’engager concrètement le projet. Une enquête publique reste toutefois à mener à partir d’octobre. Galliance table dès lors sur un début de chantier en février 2021 pour une mise en service en mai 2022. Il sera d’ailleurs revu à la hausse, à 43 millions d’euros. L’estimation précédente évaluait le projet à 36 millions d’euros. Galliance a donc vu plus grand que prévu avec un bâtiment de 17 500 m², deux fois plus vaste que l'édifice actuel. Le groupe a également opté sur un haut degré de robotisation et d’automatisation. Les capacités seront également augmentées pour passer de 400 000 à 500 000 poulets par semaines. Les 485 emplois seront conservés, la nouvelle unité se trouvant sur une parcelle voisine de l’ancien site. La direction de Galliance fait aussi état de réflexions menées avec des ONG et des associations en matière de "bien-être animal" pour améliorer les process.
Filières "différenciées"
Le groupe coopératif agricole (21 300 agriculteurs, 13 850 salariés) a maintenu en 2019 son chiffre d’affaires consolidé à 4,86 milliards d’euros. La croissance des volumes issus de sa marque "La nouvelle agriculture" est de 20 % et celle du bio à 14 %. Les filières dites "différenciées" (LNA, bio, label rouge, etc), auxquelles se rattache le nouvel abattoir, représentent désormais 20 % du chiffre d’affaires (+ 2 points). Terrena dispose de 98 sites industriels, usines de nutrition animale, abattoirs et sites de produits élaborés, pour lesquels il consacre chaque année une enveloppe moyenne de 100 millions d’euros.



