Conformément à ses annonces réalisées en février 2021 à l’occasion de ses résultats annuels, Ipsen amorce sa nouvelle stratégie. Désireux de « maximiser la valeur de son portefeuille en Médecine de spécialités », le laboratoire français réfléchit en effet à l’avenir de sa division Santé familiale.
Un avenir qualifié « d’incertain » lors des Capital Markets days en décembre 2020, cette division étant alors considérée comme « non essentielle à la stratégie du groupe. »
Ipsen s’est ainsi rapproché de la banque d’investissement Lazard pour l’aider dans la revue stratégique en cours, qui pourrait passer par une cession de certaines marques. Toutefois, une porte-parole du laboratoire nous informe qu’aucune décision n'a pour le moment été prise et que toutes les options restent ouvertes.
La division Santé familiale est composée à 75 % de médicaments de gastro-entérologie, comme le Smecta (Diosmectite) pour le traitement des diarrhées aiguës ou encore le Forlax (Macrogol), un laxatif osmotique.
En 2020, cette division enregistrait un chiffre d’affaires en recul de 24 % par rapport à 2019, pour atteindre 211 M€. Une chute des revenus que le laboratoire explique par « l’impact du Covid-19. »
Une situation qui avait d’ailleurs impacté deux sites d’Ipsen, ceux de Dreux (Eure) et de l’Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse), impliqués dans la production du Smecta.



