Depuis le début du mois de juin, l’usine Stellantis de Villers-Semeuse, près de Charleville-Mézières (Ardennes), compte un nouveau directeur. La mission de Stéphane Dubray est de poursuivre la conversion de ce site de 2 200 personnes aux produits pour véhicules électriques. Chaque jour, 22 000 pièces en aluminium et 27 000 pièces en fonte (culasses, carters, pivots, boîtiers différentiels, éléments de suspension) sont fabriquées dans l’usine.
«Il faut toujours veiller à la sécurité des personnels, délivrer un produit à la qualité irréprochable et veiller à la performance de l’usine pour l’avenir du site», martèle le nouveau directeur. Pour se tracer des perspectives, le site de Charleville est passé, en 2024, à une production mixte : électrique et hybride à hauteur de 42%, thermique pour 58%. Dans deux ans, les proportions attendues sont de 85% pour l’électrique et l’hybride, et de 15% pour le thermique. En 2021, 22 millions d’euros ont été investis pour préparer cette transition.
À Charleville, Stéphane Dubray retrouve une fonderie, comme dans son ancien poste, à l’usine Stellantis de Mulhouse (Haut-Rhin). Il s’est initié aux technologies de l’électrique dès 2019 à Trémery (Moselle), en tant que responsable qualité de la production de moteurs diesel, essence et électriques. «C’était le démarrage des moteurs électriques. On apprenait à les découvrir, en pionniers du secteur. C’était une période très intéressante», retrace-t-il. À Charleville, cet ingénieur en construction mécanique (Polytech Lille), titulaire d’un DESS d’administration des entreprises, mettra notamment à profit sa solide connaissance du groupe, acquise à travers ses postes à Douvrin (Pas-de-Calais) et à Sochaux (Doubs), toujours dans la fabrication de moteurs.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3734 - Septembre 2024



