«En 2026, la personne qui vous répond aura 68 ans, c'est un âge raisonnable pour prendre sa retraite. C’est une option». Interrogé sur la suite qu’il pourrait donner à sa carrière, Carlos Tavares n’y allait pas par quatre chemins, jeudi 4 octobre, lors d’un déplacement dans l’usine Peugeot de Sochaux. Ce qui était une possibilité il y a quelques jours est désormais une certitude. Dans un communiqué publié dans la nuit du 10 au 11 octobre, le constructeur officialise le futur départ de son PDG à l'issue de son mandat, en 2026.
L'entreprise confirme que «le processus formel d’identification d’un successeur à Carlos Tavares lorsqu’il prendra sa retraite à la fin de son mandat de CEO au début de 2026 est engagé». Le comité spécial du conseil d’administration formé pour l’occasion et présidé par John Elkann achèvera ses travaux au quatrième trimestre de 2025.
Nouveau chamboulement de l'organigramme
Si Carlos Tavares reste aux commandes jusqu'à début 2026, la multinationale opère un nouveau chambardement de son organigramme : la directrice financière du groupe, Nathalie Knight, va quitter l’entreprise, moins d'un an et demi après son arrivée. Elle sera remplacée par Doug Ostermann, jusqu’à présent en charge de la Chine. C'est une conséquence de la dégradation annoncée des résultats de Stellantis, en raison de difficultés opérationnelles aux Etats-Unis. Pour la première fois depuis sa création en 2021, le constructeur ne réalisera pas une marge opérationnelle à deux chiffres, mais plutôt entre 5,5% et 7,0%.
Autres changements : Grégoire Olivier, actuel agent de liaison de Leapmotor International, déjà présent en République populaire, prendra la suite de Doug Ostermann. Uwe Hochgeschurtz, en charge de la région Europe élargie, quittera la société, remplacé par Jean-Philippe Imparato, qui cumulera ce poste avec son actuelle fonction de dirigeant de l’unité commerciale Pro, dédiée aux véhicules utilitaires. Les marques Alfa Romeo et Maserati vont également changer de tête, avec l’arrivée de Santo Ficili.
Sur le plan industriel, le communiqué indique que «l’organisation de la supply chain sera transférée de la direction des achats à la direction industrielle dirigée par Arnaud Debœuf, permettant à Maxime Picat de consacrer encore plus d’attention et d’expertise aux améliorations de la performance à réaliser avec nos fournisseurs partenaires». Un rappel que les relations houleuses que Stellantis entretient avec nombre de ses fournisseurs risquent de perdurer, dans un contexte de coûteuse transition vers l’électrique qui pousse le constructeur comme ses sous-traitants à mener une importante une chasse aux coûts.



