Le chantier de diversification géographique bat son plein chez Stellantis. Mercredi 8 mars, le constructeur automobile a annoncé la signature d’un accord avec les autorités sud-africaines pour installer sur place une nouvelle usine. La construction du site devrait être achevée d’ici à fin 2025.
Stellantis reste discret sur le montant de l’investissement et sur les volumes de la future usine. «Ce site de production en Afrique du Sud sera un nouvel élément de notre stratégie d’industrialisation afin de vendre un million de véhicules dans la région [Afrique & Moyen-Orient] d’ici 2030 avec une autonomie de production régionale de 70%», explique dans un communiqué Samir Cherfan, patron de Stellantis au Moyen-Orient et en Afrique.
Stellantis veut se doter d’un «troisième moteur»
En 2022, Stellantis a vendu 415 000 véhicules en Afrique et au Moyen-Orient. Pour se rapprocher du million, le constructeur fait pleuvoir les investissements sur le continent africain. En novembre 2022, il avait annoncé une dépense de 300 millions d’euros pour doubler sa capacité de production au Maroc. En mars 2023, le groupe a également présenté de nouveaux projets de véhicules en Turquie.
Très présent en Amérique du Nord et en Europe, Stellantis cherche activement de nouveaux marchés à l’international. Sur le premier marché automobile mondial, la Chine, l’entreprise ne peut que faire le constat de son échec. Le constructeur semble donc pousser les feux dans d’autres régions afin de se constituer un «troisième moteur» qui intègre le Moyen-Orient, l’Afrique, l’Amérique du Sud, l’Inde, l’Asie-Pacifique et la Chine (malgré les difficultés de Stellantis sur place). En 2030, Stellantis espère que ces différentes régions représenteront 25% de son chiffre d’affaires.
Tandis que l’Union européenne accélère dans la mobilité électrique, les constructeurs cherchent aussi des solutions pour développer leurs activités historiques dans le moteur thermique à l’international. Particulièrement friand de SUV et de pick-up, le marché sud-africain pourrait représenter un débouché intéressant. Et même s’il ne représentait que 529 000 unités en 2022, le pays pourrait servir de base d’exportation vers d’autres marchés africains.



