Simple manque de communication entre les deux parties ? Ou reflet de l’opposition du partenaire chinois à ce projet ? Le couac entre Stellantis et son partenaire GAC – relatif à la décision du premier de prendre une part majoritaire dans leur coentreprise – tombe d’autant plus mal qu’un timide redressement des ventes semble se faire enfin sentir en Chine pour le groupe franco-italo-américain.
Dans un communiqué publié vendredi 28 janvier, Stellantis fait état d’un « net redressement de Dongfeng Peugeot Citroën Automobile avec plus de 100 000 véhicules vendus » en 2021 sur le premier marché automobile mondial. Ce résultat représente le double des ventes réalisées en 2020. Sur les 100 000 unités vendues, « près de 9 300 étaient des véhicules fonctionnant avec les nouvelles énergies (NEV) » ajoute Stellantis.
Ventes « historiques » pour Jeep
Sans donner d’éléments chiffrés, Stellantis évoque aussi des « ventes annuelles historiques pour le Jeep Wrangler ». Or, c’est justement sur la production de modèles Jeep que travaille la coentreprise entre Stellantis et GAC. Celle-ci dispose de deux sites capables de produire près de 328 000 véhicules par an. Mais les difficultés de longue date de Stellantis sur le premier marché automobile mondial l’ont conduit à se séparer de l’un des deux dans le cadre d’une démarche de rationalisation.
Reste désormais à voir si le constructeur sera en mesure de trouver un terrain d’entente avec son partenaire chinois. Au-delà des véhicules inadaptés à la demande locale, la mésentente de l’ex-groupe PSA puis de Stellantis avec ses partenaires chinois est souvent évoquée comme une des raisons de ses difficultés en Chine.
Des différends qui se sont payés cher : en 2014, l’ancien groupe PSA vendait plus de 700 000 véhicules dans le pays et ambitionnait d’atteindre le million en 2018. En 2020, les ventes de Stellantis – qui intègre donc aussi l’ancien groupe Fiat-Chrysler Automobile – se sont écroulées à moins de 50 000 unités. Une goutte d’eau sur un marché de plus de 20 millions de voitures par an. De quoi peser fortement sur les ambitions de Stellantis. La renaissance du groupe sur le marché chinois sera à n’en pas douter un des volets majeurs du plan stratégique que doit présenter Carlos Tavares le 1er mars prochain.



