Ça tourne ! Le constructeur automobile italien Fiat, du groupe Stellantis, a inauguré sa première usine en Algérie le 11 décembre. Implantée près d’Oran, l’usine assemblera notamment la Fiat 500 hybride, pour une capacité de production de 50 000 unités à son lancement et 90 000 unités d’ici 2026. Elle compte 40 hectares au total pour un effectif de 1 200 personnes – 2 000 à l’horizon 2026.
L’inauguration a lieu à peine un an après le lancement du projet pour un investissement de 200 millions d’euros, prévoyant la production de quatre modèles Fiat. Carlos Tavares, PDG de Stellantis, promet un taux de fabrication locale des pièces automobiles de 35% d’ici 2026, le gouvernement algérien ayant conditionné l’implantation du groupe à un taux minimum de localisation de 30% d’ici 2028.
Quand Renault calait en Algérie
L'implantation du groupe en Algérie reste toutefois une belle gageure. Son rival Renault avait bien tenté une percée sur le marché algérien dès 2014. Comme Stellantis, une première usine de la marque au losange avait ouvert près d’Oran. L’investissement initial de 50 millions d’euros prévoyait une fabrication, plus modeste, de 25 000 unités.
Las, le gouvernement avait suspendu en 2017 tout nouveau projet de fabrication automobile, après une controverse sur fond de corruption dans le secteur. Puis en 2019, le gouvernement du nouveau président Abdelmadjid Tebboune interdisait d’importer les pièces détachées destinées aux usines, accusant le projet de recourir à de «l'importation masquée». La marque a alors suspendu sa production, fautes de fournisseurs locaux. Les stocks de l’usine avaient bien permis une relance timide de la production en 2021, avant que l’usine ne referme ses portes en 2022.
L’Etat algérien a fait de nouveau un pas vers le constructeur en lui octroyant fin novembre une accréditation afin d’approvisionner le marché automobile algérien, rapporte l’Algérie Eco. La prochaine voiture algérienne de la marque au losange doit être commercialisée en 2024.



