Socofer va fournir les trains d'entretien des métros 15, 16 et 17 du Grand Paris

L'équipementier ferroviaire Socofer, qui fabrique des locomotives et des trains de travaux, va équiper les futures lignes de métro du Grand Paris. Un contrat géant de 80 millions d'euros qui pousse l'entreprise à envisager la création d'un nouvel atelier.

Réservé aux abonnés
Locotracteur Socofer
Le fabricant de locomotives et machines de services Socofer va équiper les trois lignes automatiques du grand Paris, 15, 16 et 17 avec des engins d’entretien et maintenance.

L'équipementier ferroviaire Socofer à Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire) a remporté une méga-commande de la Société du Grand Paris (SGP) pour fournir 17 locomotives munies d'un moteur hybride électrique de 1 000 kW, alimenté par les caténaires et des batteries. Ces locos tracteront des wagons Lorrain Fer équipés de machines qui entretiendront les lignes de métro 15, 16 et 17 actuellement en construction.

Le contrat porte sur 80 millions d'euros au total pour Socofer. Les livraisons sont prévues fin 2025, pour une mise en service en 2026. Un timing serré qui a poussé l'entreprise à trouver des solutions, comme par exemple le choix de cabines pré-assemblées en composites fournies par un autre industriel tourangeau, Solutions Composites, à Mettray (Indre-et-Loire).

Nouvel atelier à Tours ou en Lorraine

«Ce matériau présente plusieurs atouts: sa résistance, ses capacités d'isolation thermique, sa légèreté, et au final son coût par rapport à l'acier», compare Bertrand Hallé, président de Socofer, qui emploie une centaine de salariés, sans compter sa coentreprise Imateq avec Vossloh, qui entretient des locomotives de fret. Ce petit groupe familial réalise 14 millions d'euros de chiffre d’affaires. Il prévoit de doubler ses ventes d’ici à 2025.

Pour répondre à la commande parisienne, ce fournisseur des camions trains de Lisea, l'exploitant de la LGV Bordeaux-Tours, et des trains aspirateurs du métro de New-York, recrute des ingénieurs et techniciens tout d'abord, dans l'énergie, la mécanique, l'organisation, puis en production: des chaudronniers, des tourneurs, des mécaniciens...

Le dirigeant espère lancer la construction d'un nouvel atelier de 2 000 m² dans le courant de cette année afin d'accompagner sa croissance. «Le choix n'est pas encore fait: soit à proximité de notre usine actuelle, mais nous sommes en zone inondable; soit nous développons notre activité en Lorraine, où nous disposons déjà d'un bureau commercial et technique», réfléchit Bertrand Hallé, qui prévoit d'investir 3 millions d'euros dans ce bâtiment prévu pour 2024.

Abonnés
Le baromètre des investissements industriels en France
Nouvelles usines, agrandissement de sites industriels existants, projets liés à la décarbonation… Retrouvez dans notre baromètre exclusif toutes les opérations classées par région, par secteur industriel, par date d’annonce et de livraison.
Je découvreOpens in new window
Newsletter La Quotidienne
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.